Nous avons reçu un mail de Vivie La Tigresse intitulé "Guide pratique à l’attention de la femme violée"
Encore une bonne femme qui fait de l’esprit ?
TCHiiiP !!!

<< Chère Tchipie,

"la marche des salopes"

<<La première « slutwalk » (marche des salopes) s’est déroulée le 3 avril 2011 à Toronto, en réaction aux propos d’un policier ayant conseillé aux femmes de ne pas s’habiller comme des « sluts » (salopes) si elles ne voulaient pas se faire violer.

Des propos qui ont mis 3 000 femmes dans la rue avec un mot d’ordre : porter du court, du moulant, des talons et revendiquer haut et fort un statut de « slut ». Une façon très 2011 de réinterpréter le classique « mon corps m’appartient ».

Et de rappeler qu’une victime de viol n’est en aucun cas responsable de son agression. Que les hommes qui ne contrôlent pas leurs pulsions à la vue d’une minijupe restent chez eux : les « sluts » sont de sortie. Après le gros buzz créé au Canada par cette manif d’un nouveau genre, la « slutwalk » s’est propagée un peu partout. Avec, à chaque fois, une dimension locale.

A Mexico, la « marcha de las putas » avait une saveur particulière, dans un pays marqué par le « fémicide » jamais élucidé – et toujours d’actualité – de Ciudad Juarez. En Europe, la « slutwalk » de Londres a coïncidé avec le début de l’affaire DSK et l’effervescence des débats féministes.

L’Inde, un des pires pays où vivre pour les femmes
Fin juillet, c’est la ville de New Dehli qui se prépare à accueillir un défilé d’Indiennes court vêtues. Mais dans un pays peu connu pour l’émancipation de ses femmes, la marche prend une tout autre dimension et l’évènement est compliqué à organiser.
Originellement prévue pour le 25 juin, la marche a été reportée à la fin du mois de juillet, après avoir créé la polémique. Il y avait déjà ces tenues ultra-provocantes, très éloignées du sari que portent l’écrasante majorité des femmes.
Mais plus que les vêtements, c’est le mot même de « slut » qui a choqué. Quand on sait que New Delhi est surnommée « la capitale du viol » et que l’Inde fait partie des cinq pires pays au monde où vivre quand on est une femme, on imagine facilement que les débats portent moins sur la longueur de la jupe que sur l’infanticide des filles ou les crimes d’honneur. Et que le message de s’habiller comme une pute aura certainement une autre résonance que dans les pays occidentaux où, à défaut d’être toujours effective, l’égalité des sexes est inscrite dans la loi.

Une « marche des effrontées », pas des salopes
Les Indiennes, qui tentent déjà une mobilisation timide contre le harcèlement quotidien du « Eve teasing » (appellation poétique pour harcèlement sexuel), ont probablement beaucoup de chemin à parcourir avant de revendiquer des tenues légères. Par ailleurs, des voix se sont déjà élevées pour dénoncer l’aspect social d’une telle marche, organisée par et pour une élite occidentalisée, peu confrontée aux réalités du pays.
Malgré tout, la marche est maintenue et devrait avoir lieu à la fin du mois. A une nuance près : elle s’appellera finalement la Besharmi Morcha, la « marche des effrontées ». Un terme dérivé, un peu édulcoré, mais probablement plus adapté.
En Afrique aussi se prépare la première « slutwalk » : elle devrait se dérouler le 20 août à Johannesburg et rassemble déjà près de 1 000 fans sur Facebook. Alors que les témoignages sur les viols correctifs envers les lesbiennes se multiplient, les Sud-Africaines auront sans doute besoin de courage pour sortir revendiquer leur statut de « sluts » dans les rues.

Un tel succès à travers le monde pose nécessairement de nombreuses questions, et plusieurs féministes ont déjà proposé une interprétation de cette nouvelle forme de militantisme. Pour Pamela Cytrynbaum, qui enseigne la communication, les « slutwalks » sont peut-être l’amorce d’une nouvelle révolution. Pour Jessica Valenti, jeune blogueuse féministe, elles sont l’expression d’un féminisme rajeuni et dédramatisé.

Les versions indienne et sud-africaine promettent d’être instructives. Inspireront-elles pour autant d’autres pays où les femmes sont particulièrement malmenées ? Difficile pour l’instant d’imaginer une « slutwalk » en Arabie Saoudite, en Egypte ou au Congo.>> (source : rue 89)
A quand une marche des salopes (ou des effrontées) aux Antilles-Guyane ?

Happy Sexy Slutwalk !
Vous aimerez aussi :
Fellation forcée : Vous n’avez pas de dents, vous ?
200 hommes victimes d’abus sexuels présents sur le Oprah Winfrey Show






Merci beaucoup pour la réponse…
Je suis contente de voir la réaction des femmes du monde entier grâce aux Slutwalk.
Je ne rajouterais qu’une chose : La honte doit changer de camp ! (http://www.contreleviol.fr/)
Ce sont les mecs qui devraient avoir honte; ils ont un cerveau, ils ne sont pas des animaux !!
Bien dit !!
Je trouve l’article intéressant et je suis contente de voir que les femmes se révoltent. Je n’étais pas au courant du "Slutwalk", j’aurai appris quelque chose :)
Je trouve l’article intéressant et je suis contente de voir que les femmes se révoltent. Je n’étais pas au courant du «Slutwalk», j’aurai appris quelque chose :)
Où étiez-vous ? Dans ce quartier ? A cette heure-là ? Avec quelles personnes ? Habillée comment ? Vous êtes sure que vous ne les avez pas provoqués ? Vous aviez bu ? Vous aviez pris de la drogue ? Mais pourquoi vous les avez suivis ?
Voici les questions que l’on pose aux femmes qui portent plainte pour viols.
Après on s’étonne qu’elles se sentent coupables …
[...] C’est, en fait, un mail d’une lectrice écrivant avec beaucoup d’ironie, ce que le “guide pratique à l’intention de la femme violée” pourrait être. C’est une critique à l’égard de ceux qui disent: “Tu aurais [...]