"Si je voulais le gouvernement dans mon vagin, j’aurais koké un sénateur"

“If I wanted the government in my womb, I’d fuck a Senator.”

Koké = baisé. Pour ceux qui ne savent pas :-)

( phrase de Judy Eason McIntyre, sénatrice de Oklahoma cf. photo), activiste "pro choice".

Je vais faire quelque chose qui m’aurait valu d’être pendue haut et court pendant mes années d’étude: Faire du copier-coller d’un article par Wikipédia.

Mais c’est tellement bon. Pourquoi s’en priver ?

Bon ok. C’est mal. Mais c’est tellement plus rapide… Allez, let’s GO !

Pro-Choice ? What the fuck ?

Le guide de la pro-choice pour les nuls.

1. Idée : La pro-choice est une enragée qui défend l’avortement parce qu’elle n’accorde aucune valeur à la vie.

"Les mouvements pro-choix défendent l’idée que les femmes devraient avoir accès à l’avortement légal et encadré et, de même, qu’elles devraient pouvoir s’opposer aux avortements forcés. Certains considèrent cet acte comme un dernier ressort, et s’appuient sur des situations particulièrement difficiles : les cas de viol, ceux dans lesquels la survie de la mère (ou même du fœtus) est en jeu, lorsque la contraception a échoué ou encore dans l’incapacité matérielle ou psychologique à élever un enfant." "Les pro-choix ne se considèrent généralement pas comme "pro-avortement", car ils considèrent l’avortement comme une issue à des situations difficiles, et combattent les avortements forcés."

2. Idée : La pro-choice va à l’encontre des lois de Dieu : Dieu t’as donné un enfant, tu le prends. T’avais qu’a fermer tes cuisses.

"Les pro-choix avancent l’argument qu’avoir un enfant est un choix personnel, qui affecte le corps de la femme et non celui du fœtus. Ils indiquent de plus que la vie des parents et des enfants sont améliorées dans les pays où les gouvernements légalisent l’avortement médicalement encadré, permettant ainsi d’éviter des déplacements dans les pays voisins ou des avortements non médicalement encadrés. Ils défendent les libertés individuelles, la liberté d’enfanter, et les droits relatifs à l’avortement." Et au dernière nouvelle, Dieu, s’il existe, nous a aussi donné la liberté de choisir…

3. Idée : Les pro-choice râlent pour rien… Les femmes ont déjà accès à l’avortement… Au lieu de manifester les chattes, vous pouvez pas aller faire la cuisine là ?

Les pro-choix s’opposent aux mesures ou aux projets de lois qui viseraient à rendre les procédures d’avortement plus difficiles. A contrario, ils incitent à plus d’informations, pour un choix raisonné et consenti, et une meilleure connaissance des lois existantes sur les droits des femmes.

D’ailleurs petite piqûre de rappel sur nos situations Antilles-Guyane/France…

"La loi de 2001 pas appliquée

En 2001, le vote de la loi Aubry allongeant le délai de 10 à 12 semaines, permettant aux femmes de choisir la technique d’avortement (par aspiration ou médicamenteuse), supprimant l’obligation d’autorisation parentale pour les mineures ainsi que l’entretien préalable obligatoire, a laissé penser que "le droit à l’avortement était enfin acquis", expliquent les associations. Mais selon elles, il n’en est rien.

"La loi de 2001 a été pas ou mal appliquée. De nombreux médecins ont refusé et refusent toujours d’effectuer des IVG à 12 semaines", explique Maya Surduts, présidente de la CADAC. "Il faut obliger des établissements publics à les faire, précise Danielle Gaudry (gynécologue obstétricienne, membre de la commission avortement du Mouvement français pour le planning familial), on est dans une phase de totale régression de la loi 2001!".

"Le nombre de centres IVG diminue

Mais la non-application ou la mauvaise-application de la loi Aubry depuis neuf ans n’est pas seule responsable des difficultés actuelles. Les associations estiment que l’accessibilité à l’IVG est de plus en plus compliquée avec la fermeture de nombreux centres depuis 10 ans."

"Le coût d’un IVG pour les patientes

Pour la patiente, l’acte est entièrement gratuit si celle-ci bénéficie d’une mutuelle. Selon la méthode choisie, le coût d’un avortement varie entre 190 euros et 275 euros.  La sécurité sociale prend en charge 80% des frais de l’intervention. Il est également possible de demander l’aide médicale gratuite et les mineures peuvent bénéficier d’une prise en charge financière totale par l’Etat.

Mais, pour les femmes qui n’ont pu trouver un médecin ou un hôpital acceptant de les prendre en charge à 12 semaines de grossesse, délai pourtant légal, celles qui le peuvent doivent partir dans d’autres pays européens où le délai est plus long comme en Angleterre [un nombre estimé à 5000 avant la loi de 2001, ndlr.]. Cette solution coûte cher et toutes les femmes ne peuvent se le permettre." (article en entier, ici)

S’il est déjà difficile de se faire avorter en France…Qu’en est-il de notre situation aux Antiles-Guyane…?

4. Idée : La pro-choice est une femme débridée, sans valeur morale, dont le seul but est de koké (baiser), sans assurer ses arrières… Elles ne pense qu’à son plaisir et à son clitoris. Et l’éducation de ma fille, vous y avez pensé bande de sans cervelles ? Je  veux que ma fille ait des valeurs, une éducation à la vie ! Bande de folles!

"D’autres arguments concernent les problèmes causés par une interdiction de l’avortement de la part des politiques pro-vie, ces dernières bloquant l’accès à l’éducation sexuelle et à la contraception, ce qui augmenterait (au lieu de diminuer) le nombre final de demandes d’avortements2.

Les tenants de ces arguments pointent, pour illustrer leurs propos, l’existence d’aires géographiques où l’éducation sexuelle et la contraception sont limitées ou inexistantes : les taux d’avortement sont alors élevés, certains légaux, d’autres illégaux ou exportés, c’est-à-dire que l’avortement va être réalisé dans un pays voisin autorisant l’avortement médicalement encadré."

5. Idée  : En résumé, à part faire chiez et empêcher aux gens de vivre leur grossesse tranquille, elles veulent quoi les pro-choice ?

Elles veulent juste que chacune ait le droit de choisir ce qu’elle estime être le mieux pour elle à un moment X de sa vie.

Il n’y a pas d’obligation d’avortement, pas d’obligation d’accouchement à tout prix, juste un droit de choisir, dans sa sphère privée, ce que nous croyons être LA décision qui ne regarde que nous et les membres de notre cercle d’intimes. On a le droit de vouloir mener une grossesse et d’élever un enfant handicapé. On a le droit de se dire "c’est trop dur pour moi, et ce sera dur pour lui, je ne peux pas". On a le droit, dans un coin de son coeur, couchée sur son lit, de réfléchir à ses questions là. L’état n’a pas à se mêler de notre vie au fin fond de notre lit, en nous interdisant d’office le droit de choisir. Que l’état nous permette de faire simple : vivre dans la plus grande harmonie avec nous-même. Avec nos croyances religieuses, ou pas.

Une pensée au Lobbying anti-avortement.


http://lisa.revues.org/4162

Une pensée à toutes ces personnes, souvent bien intentionnées religieusement mais parfois complètement à côté de la plaque, qui refusent à certains le droit de choisir en invoquant Dieu, le Diable et les bienfaits de la maternité, tout en oubliant que, Dieu, s’il existe, nous a laissé le droit de choisir pour nous et de régler avec lui les "péchés" que nous aurions commis ou pas. N’oublions pas aussi que Dieu est censé être compassion et compréhension… et qu’il sait tout, même notre coeur, qu’il sait ce qui nous pousse ou pas à aller à droite ou à gauche, qu’il connaît nos larmes et nos batailles. Seule ou contre tous. Ne laissons pas non plus les autres décider à la place de "Dieu".

C’était La Tchipie Prêtresse pour TCHiiiP !!! Le blog.

 

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Une réflexion sur “"Si je voulais le gouvernement dans mon vagin, j’aurais koké un sénateur"

  1. MamanDragon 6 mars 2012 à 8 h 43 min Reply

    amen !

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