"Et bien moi j’ai appris que tous les hommes sont des chiens !"
Soupirs.

Lors d’une grande discussion de filles dont le thème était "avec ce gars là moi j’ai appris que…", l’une d’entre nous a ponctué notre conversation par cette phrase pétrie d’optimisme : "Et bien moi j’ai appris que tous les hommes sont des chiens !"
Ceux qui suivent TCHiiiP !!! Depuis ses débuts, connaissent l’article " les hommes de nos vies " …
Je suis de celles qui essaient de tirer des leçons de ce qu’elles vivent. Donc non, même si toutes les relations que j’ai vécu n’ont pas été positives (ont-elles à l’être vraiment ?) J’ai appris… Certaines choses, grâce aux hommes que j’ai connu. Mais sûrement pas que tous les hommes sont des chiens.
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Lecon de celui qui n’était pas amoureux
Avec lui, j’ai appris qu’il suffit d’une personne pour vous transformer en loque. C’était mon premier amour. Je ne sais même pas pourquoi je suis tombee amoureuse… Quoi que. Il détonait. C’était un mélange d’intellectuel, rebelle, philosophe, amateur d’herbe, complètement barré. Tout ce que je n’étais pas. Je l’admirais et sans comprendre, j’ai glissé. Résultat: après avoir tenté de me faire aimer, j’ai sombré.
C’est quoi tenter de se faire aimer ?
C’est tout et n’importe quoi, pourvu que ça retienne l’attention de l’autre. Ca passe par des lettres, des appels, des sms, des cadeaux, de l’affection, des encouragements, TOUT, TOUT ce que vous pouvez donner physiquement ou émotionnellement, sans compter. Parce que c’est "Lui".
Il ne m’aimait pas et s’amusait de mon état. On est pas dans jeudi confession, donc je vous passerai les détails. Une chose sure, c’est que le jour où je me suis observée dans le miroir pendant près de 20 min et que dans ma tête ca résonnait que "je ne suis rien" (parce que je n’étais pas aimé par cet homme là), le jour où j’ai commencé à traverser lentement la route, pendant que les voitures roulaient pour que l’une d’entre elles m’écrase parce que je pensais que "je ne suis rien"… parce que je n’étais toujours pas aimé par cet homme là…
J’ai compris que j’avais touché le fond, mais je n’avais pas vraiment envie d’en sortir.
C’est le hasard qui m’a tiré la tête hors de l’eau. J’étais a la librairie et je passais ma main sur les livres avec ce sentiment de mepris de la vie que je cultivais en moi depuis plusieurs mois. Quand je suis tombee sur ce livre "Véronika décide de mourir". Je me suis demandée quel était l’imbécile qui avait la débilité de vouloir nous parler de suicide dans un livre de 5 euros. Un con probablement ? J’ai acheté le livre, plus par défi que par réel envie de lire.
Et je me suis trompée. Heureusement. A la seconde même où j’ai ouvert ce livre, j’ai compris que ma vie avait changé. Ca peut paraître niais de dire ca, mais c’est exactement ce qui s’est passé. Je me suis retrouvée dans le personnage et j’ai laissé ma vie triste et morne de coté pour vivre sa vie à elle.
Sans m"en rendre compte, je quittais le fond.
La lecon : j’ai appris que je ne dois pas donner plus de valeur à quelqu’un que j’en donne à moi même. Dans une relation, l’imbécile n’est pas heureux qu’on dit. Que pourrait il m’arriver si je donnais tout ? Je commencerai par donner mon amour, puis donner de ma joie de vivre, puis perdre de plus en plus l’amour que j’ai pour moi, oublier l’amour que j’ai pour la vie. Puis je perdrai ma joie, mes amis et je ne serai plus qu’une coquille pleine d’amertume et de sourires passés. On ne gagne jamais à donner sans réserve. Un jour on se vide de tout en espérant que l’amour que l’autre pourrait avoir pour nous, dit avoir pour nous, que cet amour pourrait nous combler. Mais ca ne vient jamais. Avez vous déjà essayé de remplir d’eau un vase cassé ? Regardons bien qui nous remplissons de notre vie. Et ce que cette personne en fait.

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Leçon de l’infidèle
A l’époque nous étions amis. Mais une amitié que je trouvais un peu bizarre… J’avais toujours l’impression que quelque chose se passait entre nous, à la façon qu’il avait de retirer une miette sur ma joue ou de passer la main sur ma chemise pour retirer je ne sais quelle poussière. J’avais toujours l’impression que quelque chose se passait quand, sans rien dire il me faisait un bisou sur la joue. Quand je le regardais mode "What the fuck ? Sa ka alé la a?" Il souriait et me disait que c’est juste parce qu’il en avait envie. Les limites entre nous étaient plus que troubles et a l’époque j’en parlais avec une amie de cette relation un peu spéciale.
Je n’oublierai JAMAIS sa réponse : "mais ma Tchipie, c’est impossible qu’il se passe quelque chose entre vous : il a une copine depuis 5 ans maintenant. Et elle est belle."
Et elle est belle.
A cet instant précis, je me suis demandée qui je devais remettre en cause: mon amitié avec cette fille qui venait de me dire a demi mot que étais une saleté moche opportuniste qui fantasme sur un homme qu’elle n’aura jamais ou, mon intuition sur ce qui se tramait avec ce gars.
J’ai remis en question mon amitié. Et j’ai fait confiance aux signes. Et ca n’a pas raté. Sans rien faire de particulier, ma relation avec cet homme a changé.
J’ai compris que j’avais eu un bon flair, le jour où j’ai retrouvé 5 appels en absence dont 3 messages vocaux :
"- coucou c’est moi…
– hello c’est encore moi…
– coucou, bon tu dois etre occuppee, j’avais juste envie d’entendre ta voix."
Je vous passerai l’épisode où, d’amitié, nous sommes passés à autre chose. Qu’il a avoué à sa copine (qui du coup est devenue son ex) ce qui se tramait entre nous, que j’ai retrouvé des photos de ma gueule sur son blog où il disait que j’étais quelqu’un de special ou d’exceptionnel pour lui, je sais plus. L’époque où mes amis eux mêmes ne savaient pas où se mettre entre sa copine-ex qu’ils connaissaient et moi qu’ils aimaient. L’époque où il lui avait dit à sa copine-ex. qu’il ne m’oublierait jamais
La lecon: la beauté… L’absence de beauté ? Dans l’oeil de qui ? Ne nous freinons pas a cause d’apriori négatifs sur notre physique. Tant pis si notre plastique ne plaît pas à X ou Y… Il y aura mieux !
- La leçon de l’étranger
J’étais partie faire la fête a Saint-Martin avec quelques amis. Je ne sais pas si je vous l’ai dit, mais j’aime les bijoux. En toc, en plastique, bleus, verts, en or, avec des plumes… J’aime les bijoux depuis toute petite. De bijouteries en bijouteries, une de mes amies et moi-même nous sommes retrouvées nez collé contre une vitre bien brillante.
Il était là, collé contre le mur de la bijouterie et nous observait. Il nous a apostrophé d’un "two beautiful girls…" et nous a invité à rentrer dans la bijouterie.C’était le manager de la bijouterie. Un indien de près d’une trentaine d’années parlant anglais. Pas un mot de français.
On pensait y rester 10 min dans cette bijouterie. On y est resté 4h. Le premier jour. 4 autres heures, le second jour.
On a essayé tous les bijoux qu’on voulait, on a fait les folles dans la bijouterie, on faisait nos belles.
Je n’oublierai jamais le moment où j’ai voulu essayé cette bague à près de 500 dollars. Il me l’a donné, m’a regardé et m’a demandé de sortir de la bijouterie avec, pour voir comment elle rayonnerait à mon doigt. A ce moment précis je me suis dit qu’il est cinglé. Et je regrettais de ne pas savoir courir plus vite.
J’ai regardé la bague, l’étiquette "500 dollars", j’ai regardé le manager, j’ai eu des sueurs froides, j’ai dit non.
Il a insisté, m’a pointé la porte du doigt, a souri, et m’a demandé de sortir dans la rue avec la bague. Il fallait que je la vois au soleil.
J’ai flippé. Je suis sortie avec la bague. Et je la regardais briller au soleil. Ma tête partait et je me sentais libre. Puis j’ai couru raaaaaaaapidement dans la bijouterie pour ramener la précieuse au monsieur.
En 2 jours, nous avons blagué, nous avons échangé nos coordonnées, j’ai reçu un baise-main, je me suis fait glisser les bagues au doigt de l’alliance… je flirtais mais je ne comprenais même pas pourquoi cet étranger et moi-même… Pourquoi on se dragouillait.
La suite de l’histoire est simple : nous avons communiqué quelques temps, lui toujours à St Martin, moi en Martinique. Puis un jour, il m’a écrit en me disant que nous devions arrêter de communiquer parce que "j’avais la vie devant moi". Bien que tout était parti d’un réflexe léger de "parlons-nous ça ne coûte rien", une affection était née.
Une à deux années plus tard, j’ai décidé de le rechercher. J’ai tapé son nom dans google. Et je suis malheureusement tombée dessus. Une montée des eaux à Saint Martin, 4 mois après que je l’ai rencontré, avait causé 2 morts : une institutrice et lui, qui s’était fait emporté. Au début j’ai cru à un problème d’homonyme. Alors j’ai cherché, j’ai cherché partout… Comment un homme du même nom aurait-il pu mourir comme ça 4 mois après que je l’ai connu ? ca n’a pas de sens. J’ai cherché, et puis j’ai trouvé le nom de la bijouterie dans laquelle j’avais passé tant de temps. Et le nom de ce charmant indien associé à l’article.
Je suis restée saisie. Même quand je vous écris ça, j’ai toujours un doute.
La leçon : Chaque bonne chose, aussi légère soit-elle, à de la valeur. Je n’oublierai jamais cet homme, un peu joueur, qui m’a poussé à faire ma folle, en toute confiance, avec une bague hors de prix dans mon doigt. On peut ne pas avoir la même langue, la même culture, ça n’empêche pas que la rencontre puisse se faire, que l’autre puisse donner le meilleur de lui, qu’une amourette naisse grâce à des sourires. Cette histoire a beaucoup compté pour moi. Elle me rappelle que nul n’est éternel. Et c’est aussi pour cette raison que je n’aime pas perdre mon temps avec qui ne m’estime pas à ma juste valeur. Ce n’est avoir un Big ego… c’est juste s’apprécier et savoir que la vie ne nous attend pas pour prendre ses décisions. Je veux vivre, et m’accompagner de personnes prêtes à vivre le positif.

- La leçon du mannequin
A l’instant même où je suis entrée dans cette pièce, je l’ai remarqué. Je ne l’ai pas lâché des yeux. Je l’ai traqué, j’ai dansé avec lui, je l’ai fixé des yeux. J’ai chuchoté aux oreilles de tout le monde "mais qu’il est beau… qu’il est beau… je le veux". Et je me suis approchée de lui. Bien plus tard après avoir dansé avec lui. Je lui ai demandé un simple bisou… Et je l’ai eu. Dans la foulée il m’a donné son numéro de téléphone, son adresse, et des messages que je ne saurai vous écrire ici sans passer de blog "familial" à blog "X".
Un des messages qui m’a le plus interpellé dans nos échanges à été le :"je ne vois pas ce que tu me trouves, je n’ai rien de spécial"…
La leçon : Un homme, connu, artiste, peintre, comédien, plein de joie de vivre, danseur, grande gueule, belle gueule, s’interroge, sérieusement, au sujet de mon intérêt pour lui. J’avais envie de lui retourner la question: qu’est-ce que tu me trouves à moi ? Avec mon rire franc, mon goût pour l’alcool et mon côté fou ? Je ne suis pas mannequin non plus. Mes vergetures en témoignent. Et non, il n’était pas bourré, ni désespéré sexuellement (ah ça, non!).
Au fond, le regard que nous posons sur nous-même est vraiment déterminant. Même l’homme que vous croyez être l’un des plus brillants ou des plus séduisants au monde, s’interroge sur ce qui a pu retenir votre attention sur lui. C’est de ces hommes là que nous devons ferrer. Pas ceux qui trouvent ça normal qu’on les trouve séduisants. Pas ceux qui s’adressent à nous avec l’assurance que leur charme est infaillible en nous assommant avec leur "avec moi tu verras", "je suis différent", "plein de surprises"… Ne nous freinons pas, ne nous empêchons pas d’aller vers qui nous attire vraiment. Que risquons nous a part de gagner ? Au pire, nous obtiendrons un "non, je ne veux pas", et nous passerons à autre chose. Le punch coco aide à tout faire passer, je vous le conseille.
Je pense que nous allons nous arrêter là pour aujourd’hui.
Si vous aussi vous souhaitez partager votre leçon positive que vous a apporté un homme : tchipleblog@gmail.com.
Je vous embrasse,
La Tchipie.





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