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Peut-on être Noir et manager en pays colonisé ? Les réponses de Patricia Braflan Trobo – Interview Caribcreolenews
CCN. Pourquoi ce titre provocateur?
Patricia Braflan-Trobo. Cette question me surprend car je n’ai jamais souhaité provoquer avec ce titre. Au contraire il m’a semblé que c’est celui qui exprimait le mieux la réalité que je croise au quotidien dans mes formations de management que ce soit dans les entreprises privées, les grands groupes ou les cours que je dispense. Je rencontre dans ces formations beaucoup de managers afro, indoguadeloupéens ou de couleur de peau très claire mais qui sont rangés dans le groupe des Noirs et c’est souvent que la question de leur place à des postes de managers fait débat ou pour eux, ou pour leurs compatriotes ou pour des métropolitains,… Être Noir-e et manager en Guadeloupe ne semble pas encore en 2013 aller de soi. Ce titre est une façon pour moi de dire que cela existe, que c’est possible et que dans une société ou le Noir a été par définition édifié comme dominé, dirigé, il peut aussi être dominant et dirigeant sans souffrir d’aucun complexe d’infériorité, d’aucune illégitimité. Obama a dit "yes we can" avec ce titre je dis "wi nou pé".
CCN. Votre cycle d’ouvrages sur les questions managériales (des colonisés) continue c’est la vraie vie, l’actu, qui vous le commande ?
PBT. C’est tout simplement la vraie vie des entreprises en Guadeloupe et Martinique qui sont les territoires que je connais le mieux. Nous avons en Guadeloupe, Guyane et Martinique ou j’interviens, énormément d’afro et d’indodescendants, des Noirs (même s’ils sont mulâtres) au sens large du terme, qui sont diplômés et qui occupent des postes à responsabilité. Beaucoup d’entre eux sont confrontés à des doutes, des questionnements. Ils rencontrent des difficultés dans le management qui n’est pas une fonction, toujours facile à exercer, et ce dans tous les pays. En effet l’univers de travail est un monde de contraintes, de coercitions et de conflits même si c’est aussi un lieu de réalisation de soi et parfois même de plaisir.Certains de ces managers Noirs au lieu de ranger les difficultés de management dans le registre des relations professionnelles commettent l’erreur de les déplacer vers des considération ethniques, de couleur de peau, de nèg ,de zindyen, de guadeloupéens et là c’est le début de la spirale infernale. Il faut aussi noter que certains collaborateurs qui sont encore, de façon consciente ou inconsciente, fortement imprégnés par le fameux "nèg pé pa dirijé nèg", trouvent les managers Noirs illégitimes et pensent pouvoir tout se permettre notamment de mépriser ces managers, de traiter les traiter de nèg a blan, de vendus,…Le système des relations de travail dans une société post-esclavagiste de plus colonie-départementalisée devient avec la donnée ethnique extrêmement compliqué.
CCN. Etre noir et manager, c’est un problème ? Mais pour qui ?
PBT. C’est parfois un problème pour le système de représentation de beaucoup de personnes qui ont intégré la couleur de la peau comme un élément essentiel de leur grille d’analyse. Certains managers eux-mêmes doutent de leur légitimité tant ils sont imprégnés de la pensée sociale négative qui transmet des propos du type "konplo a nèg sé konplo a chyen, nèg pé pa dirijé nèg, nèg pé pé travay èvè nèg…." Certains collaborateurs qui portent en eux les mêmes ravages de notre histoire et qui pensent la même chose vont tout faire pour faire ces propos se vérifier. Dès lors qu’il y aura un problème, ils vont revenir à ces références.Certains délégués syndicaux qui eux-mêmes sont des managers dans leurs syndicats ne vont pas hésiter à traiter avec mépris et comme traitre celui qui est Noir et qui a accédé à un poste à responsabilité même si c’est dans une entreprise de Noirs.Certains cadres et patrons Blancs ne peuvent imaginer un encadrement de haut niveau qui soit Noir. Pour eux la compétence a une couleur et elle est blanche.Dans ce pays colonie département, il faut noter que nous sommes tous porteurs des stigmates de cette histoire et que parfois sans en être conscient, au motif de combattre le système nous en devenons ses meilleurs alliés. Quand j’entends une fois un délégué syndical traiter un guadeloupéen d’origine africaine qui occupait un poste à responsabilité dans une grande structure de "nèg a blan", ne sommes nous pas en train de dire aux Noirs que les responsabilités ne sont pas pour eux et que seule l’exécution doit leur être réservée ? Nous allons construire un pays uniquement avec des exécutants, des ouvriers ? Nous allons importer des cadres, des dirigeants si un jour la Guadeloupe devient indépendante, autonome ou tout autre ? Ce sont ces questions que pose la délégitimation des cadres Noirs –es. An nou roupran sans…
CCN. Ca signifie en creux qu’être blanc, indien, chinois, japonais et manager, ce n’est pas un problème ?
PBT. Ce n’est pas un problème dans la mesure où dans ces groupes ethniques il n’y a aucune problématique liée à la couleur de la peau. Les propos du type "Blanc pé pa travay èvè Blanc, zendyen pé pa travay èvè zyndien, é japonè pé pa travay èvè japonè" n’existent pas. De ce fait ce sont des managers qui se retrouvent avec des problématiques en relation avec les difficultés naturelles inhérentes au monde du travail et qui les gèrent comme on gère généralement ce type de problème. Ils ont des problèmes de managers et pas des problèmes de managers Blancs ou Japonais. Être un manager Noir est un élément qui apporte un biais sérieux dans l’analyse des situations et dans la recherche de solutions pouvant être apportées à ces problèmes. En effet, comment être rationnel dans une discipline qui exige de la rationalité quand on y introduit un élément des plus irrationnels : la couleur de peau ? C’est ici que se posent les différences et les difficultés avec les autres managers.
CCN. Et être NOIRE et manager c’est une autre dimension de la question ?
PBT. Non ce n’est pas en soi une difficulté supplémentaire. Notre société guadeloupéenne est bien plus avancée que l’occident sur l’accession des femmes aux postes à responsabilité. Ce que le NoirE signifie c’est que je prends en compte une réalité guadeloupéenne où nous avons beaucoup de femmes aux responsabilités, donc je leur parle directement à elles aussi. Je leurs dis avec ce titre que le masculin qui l’emporte sur le féminin correspond à certaines sociétés mais certainement pas à la notre dans son organisation sociale. Les femmes ont toujours dirigé, mené, managé en Guadeloupe donc elles ne peuvent pas ne pas être au centre de ce type d’écrit et je me devais de m’adresser directement à elles et ce dès le titre. Ce titre a une autre fonction, il rend visible une réalité qui semble anodine : l’importance des femmes dans la conduite de la société guadeloupéenne. Le titre c’est aussi une façon de dire aux filles et aux femmes, oui vous pouvez ou vous y êtes déjà é sa ki pè pa pè.
Itw DZhttp://www.caraibcreolenews.com/news,guadeloupe,1,4198,26-04-2013-guadeloupe-peut-on-y-tre-noir-et-manager-en-pays-colonisy-les-ry-ponses-de-patricia-braflan-trobo.html
On a parfois besoin de fuguer.
On a parfois besoin de fuguer.
Quand j’étais petite, je jouais souvent à "je pars en voyage".
Je prenais mon sac à dos, ma boîte de biscuits, mon PICSOU magazine, une serviette de bain, un parapluie, mes sandales, ma crème hydratante pour les jambes (je n’aimais pas voir mes jambes blanchies !) je mettais tout ça dans mon sac à dos multicolors (rose fluo, jaune fluo, vert fluo), je me mettais debout dans la porte de la cuisine et je disais à ma mère :
"JE PARS EN VOYAGE, MAINTENANT NE ME DERANGE PAS, JE NE SUIS PAS LA, JE REVIENS TOUT A L’HEURE)."
Ma mère, généralement en short bleu en train de faire la vaisselle me répondait :"A PLI TA".
Et je franchissais ma baie vitrée.
Je m’installais 4 mètres plus loin, dans la cour, ma serviette de bain au sol, mon parapluie ouvert pour me protéger du soleil, ma boîte de biscuits sur la droite, mon picsou magazine à la page qu’il faut.
Et puis fouté mwen la pé.
Je restais là, allongée, jusqu’à ce que je finisse de lire, de rêver, de regarder les fourmis, bref, je fuguais ma vie et j’étais bien.
Ma mère n’avait pas le droit de passer la tête par la fenêtre de la cuisine pour me demander….
.. si le soleil ne brûlait pas ma tête…
… si ma boîte de biscuits n’était pas en train de fondre au soleil…
… si je veux une bouteille d’eau…
En général j’oublais toujours la bouteille d’eau, alors je finissais pas répondre "OUUIIII JE VEUUUX", mais j’étais quand même bougon.
Fallait pas me parler. Lessé mwen trantjil !
Ma mère savait qu’il ne fallait pas me parler. Je ne sais pas si je le lui avais dit clairement, en fait oui…
Je lui avais dit : "quand je pars en voyage, il ne faut pas venir me chercher. Sinon le jeu n’a plus de sens !
Puisque tu es avec moi ! Dérange-moi uniquement si la maison brûle".
Je crois que le deal plaisait à ma mère: si elle ne me dérange pas, je ne la dérange pas non plus.
Le jeu convenait donc à tout le monde.
En grandissant, j’ai fugué mes études.
Je ne vous dirai pas tout ce que j’ai fait, le nombre de fois où je me suis retrouvée à dessiner plutôt qu’écrire, à écrire un poême au lieu d’écrire le cours, à penser philosophie au lieu de réfléchir histoire-géographie…
Sans oublier – et ça c’est un vice que je garde partout – le nombre de fois où j’ai entamé un livre pendant toutes mes journées de cours.
Ca c’est terrible.
Vous êtes calme, studieux, mais complètement absorbé ailleurs.
Au pire que peut-on vous reprocher ? De vous instruire sur autre chose ?
Rester trop sage m’ennuyait.
Plus tard encore, toujours absorbée dans les études, j’ai changé de style de fugue.
Je n’allais pas en cours.
Je vous passe la fois où je me suis retrouvée à faire des brasses un lundi matin à 9h à je ne sais combien de kilomètres et d’arrêts de bus, de mon cours matinal.
La culpabilité a arrêté de me ronger quand je me suis rappelée que le sable coincé dans mon maillot de bain me grattait et qu’il fallait vite que je trouve un moyen de prendre une douche pour le reste de la journée.
Ah oui, j’avais oublié de vous préciser. J"avais dormi la veille sur la plage avec d’autres amis, sur un coup de tête.
J’avais légèrement prévenu ma famille qu’inhabituellement pour un dimanche, je n’étais pas chez moi à 23h… Que… J’avais pris le bateau avec machin, que j’étais sur telle plage de telle île. Que j’allais… BIIIIIPP Plus de batterie.
Ben ouais, j’avais pas vraiment prévenu qu’après coup, je dormais sur l’île machin que je venais de découvrir.
Tant pis. Je le ferai plus tard.
Rester trop sage m’ennuyait.
Des mois plus tôt, j’avais décidé de m’absenter généreusement des cours un matin, un peu par hasard.
Je m’étais réveillée et j’avais découvert une chorégraphie plutôt sympa et à la mode, que j’avais décidé de reproduire.
Je me suis donc enfermée chez moi, et j’ai commencé à danser et à me filmer pour être sure que je reproduisais correctement les mouvements.
Je m’étais décidé à faire ça pendant 1h.J’ai fini par m’y consacrer… 3 jours d’affilés.
Mes amies, qui s’inquiétaient car je ne répondais pas à leurs appels (forcément, j’étais en mode silencieux, puisqu’il fallait que je me concentre) on débarqué chez moi, angoissées, me demandant si quelque chose de grave m’étais arrivée.
J’avais mon sweet à capuche sur la tête.
Mes baskets.
De la musique à fond.Les rideaux tirés.Ma caméra qui tourne.
Non, j’allais bien. J’avais juste décidé de m’occuper de moi.
Rester trop sage m’ennuyait.
Elles en ont ri, m’ont apporté une copie des cours (ce sont de VRAIES amies), et m’ont aidé à me filmer.Mais m’ont quand même dit, de ne pas râter un 4ème jour de cours. Ca ferait suspect. Tout ça pour dire que parfois, nous avons besoin de fuguer.
Nous avons besoin de rencontrer des gens.Nous avons besoin de bouger.Nous avons besoin de nous consacrer à autre chose qu’à "ça" (ça = ce que vous voulez…).
Et que ces choses, aussi futiles semblent-elles, sont IMPORTANTES.
Pour vous, pour votre santé mentale.
Pour illuminer votre vie.
Je vous souhaite de fuguer autant de fois que nécessaire.
Surtout si rester trop sage… Vous ennuie aussi.
(Grand sourire)
PS: Des fois je fugue aussi en peignant mes murs. Merci aux hommes préhistoriques qui m’ont ouvert le chemin.
La Tchipie
Regardez "Bulles Géantes – La Tchipie et Cnie" sur YouTube
Quelqu’un m’a demandé dernièrement : "C’est quoi ta passion?".
Je n’ai pas de passion au sens strict du terme.
J’ai des fantaisies.
Et l’une d’entre elles est de… faire des bulles. Et de me filmer, me photographier…
Partout dans le monde.
Et d’entraîner aussi mes amis dans tout ça.
Voilà une petite vidéo faite il y a quelques mois.
Merci à celles qui se sont prêtées au jeu.
Musique de Ludovico Einaudi.
An Oversimplificaton of Her Beauty
Vous rentrez chez vous après une mauvaise journée. Vous êtes cassé et seul, et ce, même si vous vivez dans l’une des villes les plus grandes et les vives des Etats-Unis. Vous avez, quoi qu’il en soit, une raison d’être à peu près optimiste : vous avez capté l’attention d’une jeune femme intriguante. Vous courez chez vous nettoyez votre appartement avant qu’elle vienne. Dans votre hâte, vous voyez que vous avez manqué un appel. Il y a un message vocal. Elle vous dit qu’elle ne vous verra pas ce soir.
You’ve just arrived home after a bad day. You’re broke and lonely, even though you live in the biggest and busiest city in America. You do, however, have one cause for mild optimism: you seem to have captured the attention of an intriguing young lady. You’ve rushed home to clean your apartment before she comes over. In your haste, you see that you’ve missed a call. There’s a voice mail; she tells you that she won’t be seeing you tonight.
Avec perspicacité, vulnérabilité et un délicieux sens de l’humour, la créativité explosive de Terence Nance, à l’oeuvre dans UNE SIMPLIFICATION EXCESSIVE DE SA BEAUTÉ, documente la relation entre Terence et une charmante jeune femme (Namik lMinter) sous un plan à la fois platonique et romantique. En utilisant une tapisserie d’action vivante et divers styles d’animation, Terence explore les fantaisies, émotions et souvenirs qui courent dans son esprit, lui rappelant ce moment singulier.
With arresting insight, vulnerability, and a delightful sense of humor, Terence Nance’s explosively creative debut feature, AN OVERSIMPLIFICATION OF HER BEAUTY, documents the relationship between Terence and a lovely young woman (Namik Minter) as it teeters on the divide between platonic and romantic. Utilizing a tapestry of live action and various styles of animation, Terence explores the fantasies, emotions, and memories that race through his mind during a singular moment in time.
We want this film in french ! Thank you !
Ti Coud de Soleil… Le livre des amoureuses de la Couleur !
Il y a des personnes qui viennent à vous comme des surprises, comme de charmantes gourmandises. C’est exactement l’impression que j’ai eu quand j’ai découvert Sabrina alias « Ti Molokoy »… , ses merveilleuses créations à travers son livre « Ti coud de Soleil »
Faisons connaissance avec notre créatrice Sabrina et son tout premier ouvrage !
1/ So let’s go… Bonjour Sabrina ! Nous avons découvert tes créations à travers ton blog (lien :http://timolokoy.canalblog.com/). Maintenant, le grand saut avec ton livre « Ti coud de Soleil ». On souhaite en savoir plus ! Comment a commencé ta grande aventure ?
J’ai commencé à coudre en apprenant la grossesse de ma fille cela fait déjà 2 ans.
Et étant Guyanaise, j’ai toujours eu un goût prononcé pour les tissus exotiques. Je me qualifie de couturière autodidacte car je n’ai jamais pris de cours de couture mais je potasse à l’aide de bouquins. Je vis actuellement en métropole.

Création Ti Molokoy : Cape de bain, gant de toilette, attache sucette, bavoir, carnet de santé… et un doudou !
2/ « Ti coup de Soleil » est livre dit "ethnique : à quelles cultures y fais-tu référence ?
Dans mon livre je propose des vêtements à coudre pour enfants d’inspirations ethniques, çà va de l’Afrique, aux Antilles – Guyane, en passant par l’Océanie.
Donc du coup, j’utilise du wax, du madras, du tissu tahitien et du batik.
3/ Qu’est-ce qui a nourri l’envie de créer ce livre ? Depuis quand y travailles-tu et surtout…. Où peut-on le trouver ?
J’y travaille depuis 9 mois ! J’ai été contactée par mon éditeur qui a souhaité faire paraître un livre à « connotations exotiques ». Le livre « Ti coud de Soleil » pourra être acheté en ligne sur Amazon (d’ailleurs il y est déjà en précommande) et dans les grandes enseignes : Fnac, Cultura, ainsi que certaines librairies aux Antilles-Guyane et à Tahiti.
Retrouvez « Ti molokoy » sur son blog ainsi que sur sa page facebook
En tout cas une chose est sure : ce livre nous inspire déjà !
A s’offrir et à offrir à toutes les amoureuses de la Couleur !
Les incroyables événements de PAP'S TOURE
Non content d'être un formidable photographe, Pap's le généreux a décidé de "spread love" autour de lui, de combattre la solitude de sa communauté d'internautes et des nôtres. Jusqu'à présent il nous avait habitué à des brunchs, déjeuners, soirées pour la vente de ses oeuvres, de son livre "Pas Si Simple", dont les bénéfices allaient à une association caritative. De l'Amour de ses chiens à celui des êtres humains, il nous prouve encore qu'il a grand coeur, même si vous le constatez souvent, il s'en défend !!!
Castro's daughter calls for 'conga' dance against homophobia
Reblogué depuis Repeating Islands:
Cuban leader Raul Castro's daughter, a sexologist and supporter of gay rights, has urged Cubans to join a traditional "conga" dance against homophobia taking place in Havana on May 11, as Agence France Presse reports.
"We are the heirs of a strongly patriarchal Spanish culture, very homophobic and very discriminating," said Mariela Castro, whose father succeeded her uncle and revolutionary leader Fidel Castro as the island's president in 2006.
“Mariquitas” by Eduardo Machado at the Theater for the New City
Reblogué depuis Repeating Islands:
This review by Gena Hymowech appeared in showbusinessweekly.com
There is a scene in which a group of men are at a Cuban gay pride parade, waving tiny rainbow flags and listening to an impassioned speaker. To the audience, it looks like they are free, but in reality they have all had to make compromises to live their lives, compromises that eat away at their souls.
Regardez "Eco-système de la mode en prison: Sakina M’Sa at TEDxParisSalon" sur YouTube
Sakina M’sa, styliste et plasticienne, directrice artistique de la marque éponymeEn 2007, Sakina M’sa monte l’exposition « l’Etoffe des héroïnes » au Petit Palais, dont le principe est la mise en lumière du talent créatif de femmes des quartiers, sur un principe de rencontre entre l’art, la mode l’entreprise et le social. Sa réflexion sur le vêtement et l’humain l’emmène à créer une entreprise d’insertion par le beau, installée au cœur de la goutte d’or. En 2010, elle expose son « tissu social » au Musée d’art et du design de New-York. Cette même année, François Henri Pinault lui remet le prix de la Fondation PPR pour la dignité des Droits des femmes. Désormais sa marque de fabrique se distingue par le bleu de travail recyclé, détourné en élément couture, dans ses collections. C’est un vêtement pour les « working CLASSE heroes. »
KING PEGGY : UNE SIMPLE SECRETAIRE DEVIENT REINE AFRICAINE DU JOUR AU LENDEMAIN
Il y a encore 5 ans Peggielene Bartels était une humble secrétaire travaillant dans les alentours de Washington et vivant dans un petit appartement d'une chambre. Sa vie a basculé lorsqu'un cousin très éloigné lui a passé un coup de fil et l'a informée qu'elle venait d'être couronnée 'Roi'.
En 2008 elle a reçu un appel vers les 4h du matin qui allait changer le cours de sa vie.
Fear Not (Rassurez Vous) – Un film du Martiniquais Mike Fédée
Fear Not (Rassurez Vous)
A film by Mike Fédée with translation below by Christophe Galland
Fear not,
In this debate on marriage equality, no one has lost.
We are all winners.
As we will live better, together.
Fear not,
If I get married tomorrow, you will not become less of a man, or of a woman.
I will simply become the husband of mine.
Fear not,
I am not asking you to not believe in your God anymore.
I am asking you to believe… in us.
Fear not,
Your God will never blame you for dancing, singing, laughing, crying with us
When we say "I do" to each other.
Fear not,
We will not fall in love with every man on the street, no.
Fear not,
We are not just about drugs, alcohol, sex, clubs… no.
We are no more, and no less, than you.
We are as much, as you.
Fear not,
We will not steal anybody’s children.
Ours will fly into our lives, like the angels we expected for so long.
Fear not,
My child will not go hit on yours in the sandbox.
Fear not,
I will not be coming to school to pick up my child dressed as Priscilla, Queen of the Desert.
And if I did, don’t judge a book by its cover.
Fear not,
I will love my child.
Fear not,
I will never prevent my child from loving someone.
Fear not,
If someday, you want to apologize to me,
I will not turn my back to you.
Fear not,
I will accept them.
Fear not,
We will never call for blood.
Fear not, homophobes,
You can do more than violence, physical and verbal.
Fear not, fag bashers.
Someday, when you talk about it with your kids, shamefully,
They will forgive you. Thank to our children.
And that day, we will name you "the faggiven."
Fear not,
I want to start over with you.
I want to rebuild with you.
Fear not,
This is not a threat.
I’ve been telling you, since the beginning:
Fear not.
Audrey Pulvar : Femme de personne
"En une époque où rappeler qu’il y a peu s’achevait un siècle de luttes pour les idées vous range immédiatement sur l’étagère des vieux cons, on se surprend à relire les fulgurances et les colères de celles qui firent du féminisme leur cause. Histoire d’être bien sûr(e) qu’on n’a pas rêvé, qu’un jour, dans ce pays, après des siècles de lutte, la capacité de penser par elles-mêmes a bien été reconnue aux femmes. Naître femme, justement, au début des années 70. Se forger un destin par soi-même, sans compter sur un homme pour autre chose qu’enchanter le cœur, quand on prenait sur soi les efforts et sacrifices à consentir pour réussir sa vie professionnelle et affronter le quotidien. Naître femme donc, se construire, articuler une pensée, défendre des idées, bâtir, pierre par pierre, une carrière, un chemin. Puis se voir brutalement, pour cause « d’amour inapproprié », niée jusque dans sa nature d’animal doué de raison.
Du jour au lendemain, ne plus exister qu’assignée au rôle – subalterne, soumis, forcément soumis – de « femme de ». Se voir démentie la possibilité de penser seule ou de défendre des idées, qu’elles fussent identiques ou pas à celles de l’être aimé. Demander à être jugée sur pièce ? Drôle d’idée ! Vouloir être évaluée pour ses (in)compétences réelles, ses erreurs ou ses succès professionnels ? N’y pensez pas !
Mais le temps passe et voilà que l’on n’est plus « la femme de ». Dans un monde moderne, on imagine que les procès en cerveau manipulé cesseront enfin et que si procès il y a, ceux-ci porteront sur le fond, le réel : la légitimité professionnelle, ou pas… C’est compter sans la laideur d’un temps où plus rien ne tient face à l’excitation d’un « bon buzz »."
(Article intégral: politiques-publiques.net)
La Série SCANDAL - de Kerry Washington à Judy Smith
« Kerry Washington est la première femme noire à avoir le premier rôle d'une série sur un grand network depuis 38 ans. Jamais, depuis Tessa Graves en 1974, dans la blaxploitation "Get Christie Love!" une femme noire n'avait bénéficié d'une telle exposition à une heure de grande écoute. » (Carole Bienaimé Besse)
Dans le panier réussite de la réalisatrice Madame Shonda Rhimes…
Petite Poucette de Michel Serres [Dédicace à Kiudee]
"Pourquoi «Petite Poucette» au féminin ?
Michel Serres. J’enseigne depuis maintenant un demi-siècle et mon expérience d’enseignant m’a montré la victoire des femmes. Elles sont plus travailleuses. Elles ont plus à montrer, prouver, dans une société qui n’est pas pour elles. Du coup, elles travaillent mieux, sont plus appliquées. Voilà pourquoi, j’ai mis Poucet au féminin. Je suis féministe, du point de vue de la lutte des sexes. Elles prennent une place extraordinaire." (en savoir plus : humanite.fr)
"Le monde a tellement changé que les jeunes se doivent de tout réinventer ! Pour Michel Serres, un nouvel humain est né, il le baptise « Petite Poucette », notamment pour sa capacité à envoyer des messages avec son pouce. Nos sociétés occidentales ont déjà vécu deux révolutions : le passage de l’oral à l’écrit, puis de l’écrit à l’imprimé.
Comme chacune des précédentes, la troisième, – le passage aux nouvelles technologies – tout aussi majeure, s’accompagne de mutations politiques, sociales et cognitives. Ce sont des périodes de crises. Devant ces métamorphoses, suspendons notre jugement.
Ni progrès, ni catastrophe, ni bien ni mal, c’est la réalité et il faut faire avec. Petite Poucette va devoir réinventer une manière de vivre ensemble, des institutions, une manière d’être et de connaître… mais il faut lui faire confiance !
L’AUTEUR Professeur à Stanford University, membre de l’Académie française, Michel Serres est l’auteur de nombreux essais philosophiques et d’histoire des sciences, dont les derniers, Temps des crises et Musique ont été largement salués par la presse. Il est l’un des rares philosophes contemporains à proposer une vision du monde qui associe les sciences et la culture. Ses chroniques sur « France info » sont très écoutées et lui ouvrent un plus large public."
Noir – e et manager par Patricia Braflan-Trobo
"Cet ouvrage aborde la problématique de l’impact de la couleur de la peau des personnes dites noires dans le management. Il pose pour la première fois de l’histoire de cette discipline, et de façon incisive, la question de la couleur de peau des dits noirs dans le management dans une société post-esclavagiste.
L’auteure met en évidence la façon et les raisons qui font que le fait d’être afro, indodescendant ou Noir au sens large du terme, peut représenter pour certains managers un handicap sérieux dans l’exercice d’une fonction de management ou de direction.
L’ouvrage explique comment dépasser la couleur de la peau dans les relations interpersonnelles et plus précisément dans la relation de management.
De part son expérience de manager l’auteure donne des bases conséquentes pour exercer, quand on est afro, indodescendant ou Noir, une fonction de manager dans une société post-esclavagiste comme la Guadeloupe. " (en savoir plus, cliquez ici)
Et…. vive la Guadeloupe !
Voilà une petite vidéo qui met du baume au coeur !
"L’hiver qui n’en finit plus, le verglas, le froid, le stress… insomnie, fatigue, pollution, boulot… toujours le boulot, pressions du patron, de la caisse de retraite, de l’urssaf… le dos qui lâche, la mémoire qui fout le camp, l’arthrose qui sonne à la porte, le capitalisme, la crise, les subventions agricoles aux usa, les fast food, les anges de la téléréalité, la délinquance des cheveux blancs (les personnes âgées de plus de 60 ans représentent pour l’instant 2,13 % des mises en cause par la police), l’alcoolisme chez les nourrissons… bref, cette année 2013 a commencé si j’ose dire sur des chapeaux de roues, en témoigne ce petit clip improvisé… attention, certaines images peuvent choquer un public non averti ^^"
Caribbean jockey poised for Kentucky Derby history
Reblogué depuis Repeating Islands:
U.S. Virgin Island native Kevin Krigger is a little more then 24 hours from becoming the first black jockey in well over 100 yeas to win horse racings’ biggest prize, the Kentucky Derby.
If 29 year-old Krigger from the island of St. Croix wins the Kentucky Derby aboard Golden Scents Saturday, he’ll be one of only a handful of Caribbean jockeys to ever win the prestigious Derby as well in the races 139 year history.
Google & le sexisme 2/2
Reblogué depuis Les Dégenreuses:
Après avoir rendu compte des recherches fréquemment faites dans Google et des préjugés sexistes existant dans notre société dont elles témoignaient, penchons-nous sur les résultats de recherche d'image. Effectuant fréquemment des recherches d'images assez variées dans le cadre de mes études, j'ai été frappé par les résultats proposés. Vous pouvez chercher n'importe quoi, si vous casez le mot "femme" ou un métier féminisé dans votre recherche, il y a de fortes chances pour que vous tombiez sur des images de femmes dans des tenues et/ou des poses allant du sexy au pornographique.
"Respecter son corps c’est arrêter de se ballader avec des culottes trouées, parce qu’on est célibataire."
Respecter son corps c’est aussi savoir en prendre soin.
Et comme souvent la notion de sexualité est indubitablement liée à cette notion de respect, mettons le doigt dedans.
Respecter son corps, c’est aussi respecter ses besoins. De toucher, de caresses, ou de… distance.
Respecter son corps c’est l’entendre quand il nous pousse vers le corps d’un autre.
Respecter son corps, c’est comprendre que prendre des congés pour faire l’amour pendant une semaine non stop et ne voir le soleil que si obligation, ça fait partie des choses normales.
Respecter son corps c’est arrêter de se balader avec des culottes trouées, parce qu’on est célibataire. On mérite le beau, même si pour l’instant il n’y a personne pour le voir. Patience.
Respecter son corps, c’est ne pas se forcer à faire l’amour à qui nous demande des faveurs les temps où il ne faut pas : baiser alors que l’on a ses règles, sucer parce qu’on a ses règles et que l’autre veut quelque chose… s’oublier dans la " voracité " de l’autre.
Respecter son corps, c’est s’autoriser à fantasmer sur qui nous convient; ce qui nous convient.
Respecter son corps, c’est parler des désirs de son corps à une oreille bien attentive. Car notre bouche ne sous sert pas qu’à évacuer de très belles pensées bien élaborées, elle nous permet aussi de faire parler nos seins, nos fesses, nos tétons, nos cuisses, notre entrejambe, notre peau.
Respecter son corps, c’est le faire danser, toute la journée s’il le faut, de la manière la plus obscène s’il le faut, parce que parfois il veut évacuer, il faut évacuer.Respecter son corps, c’est accepter de le libérer, faire l’amour en pleine lumière, dehors, la nuit, la journée, à l’abri des regards indiscrets. Ou pas.
Respecter son corps, c’est ne pas toujours se forcer à marcher en talons, toujours porter du noir parce que "le blanc c’est trop salissant".
Respecter son corps, c’est s’autoriser à se laisser toucher, à se laisser complimenter.
Respecter son corps, c’est jouer à la vamp quand on en a envie, mettre des jupes courtes quand on en a envie, ne pas mettre de culotte, si on en a envie, ne pas mettre son soutien gorge si on en a envie.Et puis se ballader la fouffe à poil dans sa maison, si on en a envie.
Respecter son corps, c’est courrir à moitié nue dans son jardin, pour récupérer rapidement le truc qu’on a fait tomber du balcon. Et puis tant pis si les voisins nous voient… Yo ja wè an pè fess, non ?
Respecter son corps, c’est vivre, aimer, et le partager avec quelqu’un qui l’aime.
Qui le respecte.Qui le chouchoute.
Qui ne le voit pas comme un vulgaire objet sans âme.
Qui n’est pas obsédé par LA cellulite, LA grosse vergeture qui nous fait chiez, LA cicatrice de mes deux dont on se serait bien passsé.
Non.
C’est quelqu’un pour qui nos rondeurs, sont comme des gourmandises qui demandent des coups de dents, des bisous et bien d’autres choses que votre imagination connait elle aussi.
Respecter son corps, ce n’est pas s’abstenir obligatirement.
C’est aussi se divertir.
Se faire plaisir.
Et en jouir.
La Tchipie.
Dédicace à mon "Zom".
Qui a tout compris.
Au fait, on pose une semaine en Mai ? Kra ! kra ! kra !
Toucher son homme ou sa femme par internet? C'est possible! Durex strikes again! Touch over the Internet!
Durex innove et fait très fort! Les gens qui sont en couple et qui sont à distance connaissent bien le problème d'être loin l'un de l'autre. Les appels, les textos, les réseaux sociaux, skype sont les moyens utilisés pour communiquer mais il y a toujours ce manque de proximité, nous ne pouvons pas toucher notre conjoint(e).
Et bien ça devient possible!
Cox Renée : artist, photographer, political activist
Reblogué depuis KROUTCHEV PLANET PHOTO:
Renée Cox (born 1960 in Jamaica) is a Jamaican-American artist, photographer, political activist and curator. Cox currently lives and works out of New York.
Renee Cox moved to Queens, New York at the age of three months, where she attended Catholic school and was the first girl to play on the boys’ basketball team. She moved with her family to Scarsdale, New York at the age of 14.
"Je n’aurais pas aimé être une femme blanche qui attire des hommes noirs…"
En réponse à un commentaire via facebook, suite à l’article sur le syndrôme de Cirilo :
Je n’aurais pas aimé être une femme blanche qui attire des hommes noirs, à cause de ma couleur de peau.
Pas plus que je n’aime être une femme noire qui se fait rejetter par un homme noir, parce que je suis noire…
Pas plus que je n’aime être choisie par un homme noir, parce que je ne suis pas blanche mais noire et que celui-ci n’aime pas, je le cite, la couleur blanche.
Je n’aime pas non plus être désirée par un homme blanc, parce que je suis noire.
Je n’aime pas que ma couleur de peau soit un enjeu à l’amour que l’on va me donner, aux caresses que je vais remettre, à la levrette à laquelle je vais me donner (provocation…)
Que projettent les uns et les autres sur nos couleurs de peaux, blanches et noires ?
En quoi rester avec une femme noire ou un homme noir va changer ou contraindre ma vie ?
En quoi rester avec une femme blanche ou un homme blanc va changer ou contraindre ma vie ?
Qui désirons-nous être et en quoi est-ce que cela passe-t-il par la couleur de peau de l’autre ?
Le Syndrôme de Cirilo: Quand les hommes noirs font et acceptent n’importe quoi pour l’amour d’une femme blanche
Voici un article provenant de Black Women of Brazil. Je trouve cet article intéressant, d’une part parce qu’il nous parle de nos fameuses Telenovelas devant lesquelles nous oublions maris et enfants (effet MARIMAR!), d’autre part, parce que la journaliste met le doigt sur le racisme ambiant au Brésil, et spécifiquement, celui diffusé par les petits écrans.
"Le Syndrôme de Cirilo: Quand les hommes noirs font et acceptent n’importe quoi pour acquérir l’amour d’une femme blanche.
Daniela Gomes partage ses réfelxions au sujet de la populaire telenovela pour enfants, Carrossel, diffusée sur "Brazil’s SBT TV network". Le site "Black Women of Brazil" a mis en lumière certains aspects raciaux des programmes diffusés quelques mois auparavant. La blogueuse Rosa Estrada a aussi partagé ses réflexions en Janvier dernier.
Dans l’article d’aujourd’hui, Gomes discute des questions raciales abordées dans cette série Carrossel, montrant un jeune, pauvre, garçon noir amoureux d’une arrogante jeune fille blanche, qui est la fille d’un médecin, et qui se pense supérieure aux autres.
Le personnage de Cirilo, l’unique enfant noir du programme parmi les 16 enfants acteurs, est souvent la cible de plaisanteries de ses amis dans la série, mais est particulièrement traité de façon violente par le personnage "Maria Joaquina", la petite fille dont il est éperdument amoureux.
Dans un monde où toutes les personnes seraient traitées d’égal à égal, l’aspect racial de la relation montrée dans la série TV ne serait pas grave. Nous serions simplement dans la situation d’un jeune garçon prêt à tout pour obtenir l’affection de la fille de ses rêves.
Mais le Brésil ne peut guère être considéré comme un pays d’égalité. Dans ce pays où les médias présentent de manière flagrante toute chose blanche comme étant supérieure à toute autre, l’aspect racial de ce programme TV en dit long.
Dans un post précédent en quatre parties, Black Women of Brazil a également discuté d’une croyance commune partagée par les Brésiliens, blancs et noirs confondus : les hommes brésiliens noirs auraient une préférence pour les femmes blanches. Historiquement parlant, les élites brésiliennes ont aussi propagé l’idéologie du «embranquecimento (blanchiment)" (ndlr : se mettre par exemple en couple avec une personne de couleur blanche) comme un moyen de blanchir la population du pays à la fin du 19ème siècle. Cette idéologie se répandit parmi les Brésiliens noirs qui ont souvent encouragé leurs enfants à fréquenter des partenaires blancs. Gardez cela à l’esprit pendant que vous lirez l’article suivant et regarderez les vidéos incluses.
Le Syndrôme de Cirilo: Quand les hommes noirs font et acceptent n’importe quoi pour acquérir l’amour d’une femme blanche.
(à l’origine titré Síndrome de Cirilo/Cirilo’s Syndrome) de Daniela Gomes
Il y a quelques jours, le réseau "SBT TV" a lancé une nouvelle version de la telenovela "Carrossel", un soap opera Mexicain qui a connu un véritable succès quand j’étais enfant. L’une des composantes principales de la série était la passion amoureuse d’une jeune garçon noir pour une petite fille blanche qui n’avait que du mépris pour lui, en raison de son statut social et de sa race.
Dans la version originale, le petit garçon noir, Cirilo, faisait l’objet de toutes sortes d’humiliations, alors qu’il tentait désespérément d’attirer l’attention de Maria Joaquina, qui elle, répondait avec agressivité et violence, faisant ainsi de lui la victime de "bullying" (intimidation violente).
Maria Joaquina détruit des fleurs lui ayant été offertes par Cirilo
J’ai été attristée de lire une histoire relatant que l’auteur (qui est d’ailleurs la femme du propriétaire de la station TV) réalisant la nouvelle version brésilienne de la série, garderait toutes les scènes de racisme, parce qu’elle voulait être fidèle à l’original et croyait que ce serait une façon de montrer un réel problème au Brésil.
Cirilo rêve de la façon dont Maria Joaquina réagira après avoir reçu les fleurs.
Dans le même temps, je me demandais comment l’humiliation d’un garçon noir dans une émission difusée en prime time, sans aucun type de réaction de sa part, pourrait aider à lutter contre le racisme. J’étais encore plus triste de voir mes petits neveux regardant la série, mais je ne pouvais rien faire. Afin que mes cris de protestation soient entendus, j’ai commencé à m’attarder sur le sujet. Je me remémorais la fois où j’ai découvert la première version de la telenovela, de combien j’avais souffert des injustices commises par la fille et de la souffrance de Cirilo.
Cirilo fait un cauchemar à propos de Maria Joaquina
J’ai repensé à la joie que nous avions ressentie quand Cirilo a gagné à une tombola une voiture motorisée qui était noire, tout comme lui. Il fit une compétition avec un garçon qui était considéré comme le beau garçon de l’histoire, riche, et qui avait une voiture blanche, tout comme lui.
Dans l’histoire Maria Joaquina était amoureuse de ce garçon blanc et se faisait un plaisir de
montrer à Cirilo combien elle et cet autre garçon était égaux et nettement supérieurs à Cirilo. De ce fait, la victoire de Cirilo était un peu aussi la nôtre.
Note de Black Women of Brazil : Dans la scène suivante, notez comment Maria semble irritée par Cirilo, ce dernier recherchant son attention. Cirilo avoue à Maria que bien que les autres filles lui disent sans cesse d’arrêter de "la suivre comme un petit chien", parce qu’elle ne l’aime pas, il continuera à la complimenter. Ci-dessous le dialogue traduit et la vidéo (en portugais).
Cirilo: Maria Joaquina. Salut Maria Joaquina.
Maria Joaquina: Qu’est-ce que c’est ?
Cirilo: Quand je te fais un compliment, les autres filles me traitent mal.
Maria Joaquina: Et ?
Cirilo: Et, même si elles ne me comprennent pas, je continuerai à te complimenter.
Maria Joaquina: Tu sais, Cirilo. Je pense que tu ferais mieux d’écouter tes amis, tu perds ton temps avec quelqu’un qui ne te donne aucune importance.
Cirilo: Je voulais juste te complimenter.
Maria Joaquina: Je voulais juste te complimenter. (En se moquant)
Maria Joaquine traite mal Cirilo devant les autres filles
J’ai pensé à tous les petits garçons noirs qui ont reçu le surnom de Cirilo à l’école pendant la période de diffusion de la série. Et j’ai commencé à me demander si cela n’avait pas contribué à développer chez les garçons de ma génération (aujourd’hui des hommes d’une trentaine d’année), le syndrôme de Cirilo.
Ce que je veux dire par là, à travers le syndrôme de Cirilo, est que certains garçons se sentent obligés d’accepter d’être traités comme des êtres inférieurs, parce que cette façon d’être traitée vient d’une femme blanche.
Je ne jugerai jamais les relations interpersonnelles, après tout je ne connais pas le cœur des gens, mais j’ai vu plusieurs hommes noirs être humiliés et acceptant cette humiliation de façon soumise, simplement parce qu’ils désiraient avoir une femme blanche à leur côté.
Je me demande si le comportement montré dans cette "innocente" série n’a pas aidé à façonner les esprits de nombreux hommes noirs résignés qui acceptent d’être appelé "singe" par leurs petites amies, comme s’il s’agissait d’un surnom affectueux.
Dans notre société où le mythe de la "démocratie raciale" continue à effectuer un très efficace lavage de cerveau, où le plus gros problème des Noirs est leur propre identité ou manque d’identité, je me demande si ce n’est pas rendre un mauvais service que de créer une nouvelle génération de victimes de ce syndrôme qui ne contribue qu’à créer une faible estime de soi.
Malheureusement à ce jour, je n’ai pas réponses, seulement des questions, mais je souhaite vraiment que le "Movimento Negro" (mouvement noir) s’active pour demander à cette femme qui adapte la telenovela à la réalité Brésilienne, de contribuer à au moins créer une fin qui amènerait une réflexion et pointerait l’horreur du racisme dans notre société."
Source : Black Women of Brazil et Afroatitudes
L’avis des Tchipies : Bon… On a cherché la fin de la série parce que franchement…! (Thank you Wikipedia) : "Maria Joaquina apprendra à apprécier les choses importantes dans la vie (…) À la fin du roman, elle est forcée d’embrasser Cirilo, qui a battu Jorge del Salto dans une dramatique course de karts".
Comment diable cette série a-t-elle pu voir le jour ? C’est ça la morale de l’histoire ? Un baiser acquis après souffrance, humiliation, rage, cauchemar… Je trouve ça tout simplement horrible, et quand on sait que c’est une série destinée aux enfants….
La vraie question est : Pourquoi continuer à diffuser ça ?
Ces hommes antillais qui refusent de marcher à côté de leur compagne
J’ai posé cette question sur facebook:
"Chers amis, quelqu’un peut-il m’expliquer le concept des couples (antillais) qui marchent ensemble… ou plutôt l’un devant l’autre… 1m50 d’écart. L’homme, toujours devant la tête haute, qui regarde à peine derrière son dos si on ne kidnappe pas sa moitié.
C’est un style ?
Pourquoi n’arrivent-ils pas à marcher côte à côte ?
A cause de la largeur des trottoirs ?"
Réponse d’une internaute : " C’est parce qu’ils ne sont pas fiers de la femme avec qui ils sont, pas besoin de chercher………."
S.U.P.E.R.
Ton avis m’intéresse cher lecteur !
Qui mérite de tracer votre route ?
La peur paralyse. Parfois, nous sommes à deux doigts de réaliser quelque chose qui nous tient à coeur, d’aller vers quelqu’un qui nous plaît, de suivre une voie qui nous attire…
Et brusquement, les ombres du passé viennent à nouveaux nous hanter.
Un visage, un souvenir, une séparation, une phrase mal placée, un coup bas… ou un coup tout court.
Vais-je réussir ?
Ne suis-je pas en train de me fourvoyer ?
Ne suis-je pas en train de rêver un peu trop fort ?
Ne vais-je pas encore me casser la gueule ?
Est-ce que tout ça est pour moi ?
Est-ce qu’on veut de moi ?
Keep cool…
Laissons les démons du passé faire leur danse, et allons de l’avant.
La peur paralyse.
Elle nous empêche de vivre pleinement le nouveau chemin que l’on veut.
Comment s’en débarasser ?
Je ne sais pas.
Qui mérite de tracer votre route ? Votre peur, vos démons, ou votre courage, votre foi et votre détermination ?
Choisissons toujours le chemin qui nous met au défi d’être plus heureux… qu’hier.
Et puis si ça ne marche pas cette fois-ci… Keep cool… la vie continue.
Donnons-nous toujours la chance d’être heureux.
Je vous embrasse fort.
La Tchipie.
Un petit mail qui en dit long…
"Coucou Tchipie. J’ai eu un premier rendez-vous avec 1 gars, mais le gars ne me regardait pratiquement jamais dans les yeux.
Mé si boug la pa sa gadé’w an zié’w, ki manniè i ké sa gadé kekette ou a an face ?
Qu’en penses-tu ?"
Et si nos hommes politiques Antillais se mettaient, eux aussi, à poil ?

Philippe Duvernoy, conseiller municipal (droite) de Montbéliard pose pour l’Est Républicain, dans le plus simple appareil pour protester contre la décision du président de la République d’obliger les élus à publier leur patrimoine. (Source : news.fr.msn.com)
Petit brin d'herbe urbain (ou comment faire un clin d'oeil à une culture de manière bio)
(Title in english: "Small urban blade of grass (or how give a wink in a culture in a organic way)")
Oserais-je comparer cette culture à la Mère Nature ? Oui ? C'est déjà fait ? Ah mince. Je continue alors.
Would I dare compare this culture to Mother Nature ? Yes ? I made it yet ? Ah ok.
Mission CATWALK – Souriez aux talents Caribéens !
Voici une petite télé-réalité qui nous ferait du bien, à notre échelle : Mission Catwalk !
Le concept : réunir de jeunes créateurs de mode issus de la Caraïbe.
La saison 3 est en marche depuis le samedi 13 avril.
Sont présents, les créateurs de Sainte-Lucie, Saint-Vincent, Antigua, Haïti, les Bahamas,
Jamaïque, Barbade, Trinidad et Tobago, sans oublier Guyana.

Les candidats de cette année sont : Alexis Campbell (la Barbade), Anicia Brooks (Trinidad), Argent Roberts (Antigua), David Rolle (Bahamas), Elizabeth Jerimie (Trinidad), Katherine McDermott (Jamaïque), Makisa Lewis (Trinidad), Marque Miller (Jamaïque), Mwanza Glen (Guyana), Renardo Lloyd (Jamaïque), Sharleen J Lagon (St Lucie), Sharon Shaw (Jamaïque), Shernicia Mayer (St Vincent), Theodore Elyett (Bahamas) et Watson St Louis (Haïti).

Les créations gagnantes à chaque épisode seront reproduites et disponibles le jour suivant dans toutes les boutiques "Lee’s Fifth Avenue".
Le créateur gagnant recevra un contrat d’un an avec la "Global Purchasing Company", qui leur permettra d’avoir des locaux à New York.
La "Global Purchasing Company" a plus de 80 boutiques à travers les Etats-Unis et rendront ainsi visibles les créateurs Caribéens sur ce marché. (source : repeatingislands)
En fait, qu’est-ce qu’on veut nous là dans toute cette histoire (dit avec un accent méchant) : Et bien on veut :
1/ Que les Martiniquais, les Guadeloupéens et les Guyanais (qu’on oublie souvent !) soient REPRESENTES. J’entends les mauvais esprits me parler de la barrière de la langue… Mais quand même, vous n’allez pas me faire croire que nous sommes entourés d’îles anglophones et que nous n’avons pas – au moins – une personne qui pourra y faire bonne figure ?
2/ Que TRACE TV rediffuse l’émission (hé hé !) sous-titrée en anglais pour ne pas perdre l’essence de l’émission. (Trace est quand même LA télévision swagg, urbaine et internationale !)
3/ Et pourquoi pas… Pourquoi pas une émission à l’échelle Guadeloupe-Martinique-Guyane (et invités – sourire) qui permettra aux jeunes talents de chez nous de s’exprimer, artistiquement parlant ?
Puisque le concept de télé-réalité fonctionne autant surfer dessus.
Et vous, qu’en pensez-vous ?
[Jury de l'émission - Mission Catwalk : Courtney Washington, Carlton Brown, Novia McDonald Whyte et Keneea Linton-George, productrice.]
Rencontre avec Mickaëlle Bizet, une actrice Martiniquaise aux multiples casquettes !
La Tchipie : La vie est faite de belles surprises ! Nous t’avons découverte dans la webserie américaine "the number", de Black and sexy TV, dans un rôle court, drôle et coquin… d’une martiniquaise qui sait ce qu’elle veut au lit. Alors, sans langue de bois, pour toi, la femme antillaise et sa sexualité : complètement libérée dans ses exigences ? ou à encore une belle part de liberté sexuelle à acquérir ?
Mickaëlle Bizet: Je ne suis pas sûre de pouvoir parler pour la femme antillaise en général. Par contre en ce qui concerne les femmes antillaises que je connais et avec qui j’ai (ou ai eu) des conversations au sujet du sex, ou autre, je dirais ceci: elles sont très fortes de caractère, elle savent ce qu’elles veulent, et elles n’ont pas peur de le dire. Ça ne veut pas dire qu’elles sont agressives, je préfère employer l’adjectif "assertives". De nos jours, les femmes en général prennent beaucoup plus le contrôle des rênes de leur vie en général, et c’est tant mieux! Grand merci à toutes les femmes qui sont venues avant nous et qui se sont battues pour nous!
La Tchipie : D’ailleurs à ce propos : quel conseil donnerais-tu aux femmes pour qu’elles vivent mieux leur sexualité ?
Mickaëlle Bizet : Je pense que pour vivre mieux sa sexualité, il faut tout d’abord savoir ce que l’on veut, ce que l’on aime, et qui on est par essence; il faut se connaître soi-même. C’est comme pour tout dans la vie. Si tu sais ce que tu veux et que tu alignes tes désirs avec ce que tu es au plus profond de toi, tu deviens beaucoup plus efficace, productif, et heureux. Ensuite, un niveau de confiance en soi au dessus de la moyenne est plus que nécessaire, je dirai même vital. Il faut être tellement à l’aise dans tes baskets parce que si tu es au lit avec un mec et que tu sens qu’il ne va pas te satisfaire, qu’il est là juste pour son orgasme à lui sans même se demander ce qui te ferait du bien à toi, tu n’as pas honte ou peur de lui faire savoir que ça ne marche pas pour toi. Et si le gars s’en fou et ne prend pas ton plaisir en considération, et bien bye bye mec! Ok?!
La Tchipie : Revenons-en à l’essentiel : tu es actrice, tu as enseigné, tu es martiniquaise, tu vis aux Etats-Unis… Tout un programme ! Chère Mickaëlle, comment ta grande aventure a-telle commencé?
Mickaëlle Bizet : Oh la la la, c’est super long mon histoire! Il nous faudrait plus qu’une interview! Un film ou un livre sur ma vie peut-être. Oh, ou encore mieux, un livre qui deviendrait un film… ou une série télé, ha ha ha
Bref, en résumé (et pour la première partie): je suis née au Lorrain, en Martinique. J’ai grandi en région parisienne, et j’ai atterri aux USA en tant que fille au pair. J’ai vécu dans une famille Bostonienne qui fait toujours partie de ma vie d’ailleurs, pendant des années. Bien que la raison officielle de ma venue aux States c’était pour parfaire mon anglais, je me rend bien compte maintenant que j’ai toujours su que j’habiterais aux États-Unis, que j’y ferais ma vie; bon, mon âme le savait, mon esprit. J’ai enseigné en lycée mais j’ai toujours su que le cinéma était mon amoureux, le vrai, alors j’ai enfin pris mon courage à deux mains et j’ai déménagé à Los Angeles il y a trois ans. J’adore LA!
La Tchipie : Et l’équipe de "the number"? Comment l’as-tu rencontrée ?
Mickaëlle Bizet : Ma rencontre avec l’équipe de The Number et Black&SexyTV était 100% virtuelle. J’adore leur web séries alors je les ai contacté. Quelques mois après ils m’ont demandé si je voulais être dans The Number. J’étais super contente!
La Tchipie : As-tu toujours rêvé d’une carrière artistique ?
Mickaëlle Bizet : TOUJOURS!! Très souvent les acteurs ou une histoire pour expliquer le moment où ils ont décidé ou se sont rendu compte qu’ils voulaient être acteur mais moi non. Ce n’était pas en voyant tel ou tel film ou en regardant tel ou tel comédien/comédienne. J’ai toujours, toujours eu cette envie, ce désir. Le monde du spectacle, la danse, le chant, l’audiovisuel, les médias, mais surtout le cinéma a toujours murmuré mon nom dans mon oreille, dans mon coeur, et des fois le cinéma hurlait mon nom, il le fait toujours d’ailleurs. Je ne comprends pas ce désir à 100% et puis je ne cherche plus à le comprendre. L’endroit où je me sens le plus chez moi, c’est sur un tournage. J’adore les tournages, j’adore tout. Il y a tellement de maillons dans la chaîne d’un tournage, de la création d’un film. Des fois il y a tellement de monde qui travaille sur un tournage, toute l’équipe, tellement de matos, tout l’équipement, j’adore TOUT! C’est un vrai petit monde à l’intérieur du monde, et ce petit monde se crée, vit ensemble, coopère pour créer le monde que l’on voit sur l’écran pour nous raconter l’histoire du monde en fait. C’est trop beau. Le cinéma c’est un "storyteller", un conteur d’histoire, un grillot. C’est vraiment trop beau.
La Tchipie : Quels sont tes projets actuels tant à l’international qu’aux antilles ? Des webseries en projet ? Et j’ai envie de me risquer à demander : "sous-titrées en français" ? (sourire)
Mickaëlle Bizet : Je dois tourner un deuxième épisode (minimum) pour The Number et j’ai vraiment hâte parce que j’aime beaucoup ce que l’équipe de Black&SexyTV est en train d’accomplir. Je suis dans une autre nouvelle websérie qui s’appelle Involuntarily Single. Elle n’est pas encore très populaire mais ça ne serait tardée. Dans Involuntarily Single je joue le rôle d’un top model qui avec un exceptionel pédigré educationel. Elle s’appelle Mimi, elle est belle ET intelligente. On a tourné 4 épisodes et je viens de recevoir les scénarios pour les deux derniers épisodes de la première saison, épisodes 5 et 6. Pour l’instant Mimi est francophone d’origine africaine, elle est de l’Afrique de l’ouest, mais comme ça n’a pas encore établi dans les épisodes précédents, je vais essayer de faire en sorte que Mimi soit Martiniquaise, comme j’ai fait avec mon personage dans The Number (à l’origine Ms. Lafontaine, la prof de français martiniquaise, s’appelait Vonshae et était américaine. C’est quand le metteur en scène m’a demandé d’improviser en français que j’ai eu la présence d’esprit de me déclarer martiniquaise, française! Ha ha ha ha, ça a marché! Ils ont changé son nom et son background au montage.) Ok, quoi d’autre? Ah oui, j’ai produit toute seule comme une grande le premier épisode de "Micko En Amérique, Chroniques d’un Franricaine". La première édition, je l’ai auto-filmée, auto-produite, je l’ai montée moi-même etc… bien que il n’y a pas encore beaucoup de vue, je suis SUPER contente d’avoir fait en sorte que cette idée qui me trottait dans la tête soit devenue une réalité. Il y a beaucoup de travail à faire avant que cette chronique vidéo soit ce que je veux qu’elle soit mais au moins, la première édition est faite.
Après une interview que j’ai faite pour le online magazine Black’In, j’ai découvert un metteur en scène afro-européen qui s’appelle Maxwell Cadevall et qui habite à Paris. Il a écrit, produit, et réalisé une comédie romantique qui s’appelle Jeu De Couples et j’aimerais beaucoup, beaucoup travaillé avec lui dès que possible. Je l’ai contacté et en ce moment il prépare son deuxième long métrage Jeu de Dames. Il y a un personnage qui me parle beaucoup dans cette histoire donc… à suivre…
En ce qui concerne des projets aux Antilles, ce serait génial de bosser sur quelque chose là-bas. Je vais en Martinique au mois de juin, je suis sûre qu’il y a quelques graines artistiques et créatives à planter quelque part.
La Tchipie : On sait que la carrière d’artiste est dure. Quels ont été les moments d’incertitudes dans ton parcours et comment les as-tu surmontés?
Mickaëlle Bizet : Mes moments d’incertitudes n’étaient pas vraiment les miens. Au début, quand j’étais petite, même ado, je ne pensais pas "oh, c’est dure, c’est pas possible, y’a pas vraiment de place, de roles pour les acteurs noirs en France, etc…". Tout ce que je savais c’est que je voulais être actrice et que j’allais être actrice un jour ou l’autre, point final. J’essaie de ne pas m’arrêter trop longtemps sur les aspects négatifs et ne pas me noyer dedans. C’est pas toujours facile mais je préfère passer mon temps à y croire et faire les démarches nécessaires à l’accomplissement de mes rêves que de mettre mon énergie dans les raisons pour lesquelles ceci ou cela n’arrivera pas. Je veux me concentrer sur ce que je veux et PAS sur ce que je ne veux pas.
La Tchipie : Les antillais viennent d’une culture où les contes et autres histoires, de kompè lapin au yékri yékra, sont fondements nourriciers de notre imaginaire collectif. Nous avons beaucoup d’écrivains, de musiciens… mais… peu de figures oeuvrant dans le cinéma, dans la réalisation cinématographique. Au-delà de la difficulté du parcours, penses-tu que les antillais fuient ce secteur ?
Mickaëlle Bizet : "Les antillais fuient ce secteur"? Hmmmm, je ne suis pas sûre. En plus je ne peux pas trop parler parce que j’habite aux États-Unis depuis tellement longtemps que j’ai l’impression que pendant des années j’étais dans un tourbillon américain. C’est seulement récemment que j’ai recommencé à faire un effort conscient de me reconnecter avec les Antilles et la France aussi d’ailleurs. Donc je ne suis pas super au courant de ce qu’il se passe mais je m’instruit au mieux. Et comme je te disais, j’ai fait une interview pour Black’In il y a quelques semaines, et sur leur site j’ai découvert un metteur en scène que je veux suivre de très parce que j’adore comment il pense, sa détermination, et ses ambitions. Je sens qu’on est sur la même longueur d’ondes. Je suis hyper excitée (oui EXCITÉE!) de ce dont il parle, ses désirs, ses projets etc… j’ai vu son interview vidéo, j’ai lu l’article et oh la la la la, mon coeur a commencé à battre, j’ai eu ce fort désir de collaborer, de le contacter, de juste lui faire un coucou et lui dire "ok, je te vois" quoi, tu vois ce que je veux dire? Je le répète parce que je pense que ce gars est une force qui monte: il s’appelle Maxwell A. Cadevall, rappelez-vous de ce nom! Il a réalisé un long métrage qui s’appelle Jeu de Couples avec une majorité d’acteurs noirs! C’est pas génial ça??? Un peu comme un Typer Perry français en herbes! Ah, il était temps.
Les choses changent. Omar Sy a un César, et Maxwell fait des longs métrages avec que des renois pratiquement! Je pense que plus on verra des gens qui nous ressemblent et qui parlent notre language culturel aussi bien au ciné qu’à la télé (ou ailleurs) plus on sentira qu’affronter une carrière cinématographique est chose possible. Je me souviens quand en France ma scène (dans une pub) a été coupée au montage parce qu’il y avait déjà un autre noir dans la même pub et il ne fallait pas dépasser les quotas. Maintenant, y’a France.Ô, Aïssa Maïga, Omar Sy et son César (et qui maintenant va être dans X-Men: Days of Future Past!!!), Maxwell Cadevall, etc… Bon, petit à petit l’oiseau fait son nid…
La Tchipie : Quelles sont les figures cinématographiques qui t’inspirent et surtout, pourquoi?
Mickaëlle Bizet : Aux States, Tyler Perry m’inspire parce que le mec vient de rien, il en a bavé et maintenant il a ses propres studios de ciné à Atlanta, et il écrit, produit, réalise des films qui peignent la vie des noirs, et qui font de très bonnes recettes en plus! Will Smith aussi, je l’admire en tant qu’être humain, j’adore comment il pense, sa philosophie sur la vie. Je l’appelle The President of Black Hollywood. Si tu vas sur imdbPro tu peux voir tous les projects qu’il a en développement, il BOSSE! Luc Besson m’inspire aussi, il a la recette pour faire des bons films qui sentent comme la France ET les États-Unis en même temps. Ses films sont des films français avec un flaire américain.
Euzhan Palcy, oh la la, La Rue Case Nègre, un gros bijoux de notre histoire et de notre histoire cinématographique. Et elle a gagné un César! Je ne sais pas si vous le savez mais elle est la première femme noire à avoir réalisé un long métrage pour un gros studio américain, A Dry White Season. C’est énorme! Et Greg Germain, vous connaissez Greg Germain? C’est un acteur guadeloupéen. Il était l’acteur principal d’une série télé à la fin des années 70, Médecins de Nuit. Un acteur noir, star d’une série télé dans les années 70, ça sonne bizarre et irréel, non??? Mais, putain, c’est VRAI! Googlez-le, vous verrez. Il a fondé CINÉDOM+ (en autre). Greg Germain c’est une légende pour moi.
La Tchipie : Quel est le rôle t’as le plus nourri par le passé et quel est celui que tu souhaiterais incarner dans le futur?
Mickaëlle Bizet : Dans le passé, pour l’instant, mon rôle préféré (et c’est un peu bizarre de dire ça parce que c’était une criminelle) c’est Veronica Deramous. Ce rôle était TROP bien! Un rôle a deux facettes complètement différentes, j’étais trop, mais alors, TROP heureuse quand je l’ai eu. Veronica Deramous est une femme américaine qui a kidnappé une jeune femme enceinte de neuf mois, Teka Adams, l’a prise en hôtage, et a essayé de lui voler son enfant directement de son ventre, chez elle, sans anesthésie. Teka s’est échappé avec son ventre ouvert, quel courage! Les docteurs ont réussi à la sauver et son bébé aussi, quel miracle. Veronica Deramous est en prison. C’était deux rôles en un parce que Veronica s’est présentée à Teka en tant que Stephanie Mills, une assistante sociale qui voulait l’aider. Quand j’ai tourné l’épisode pour cette série-documentaire Will To Live (pour TvOne une chaine afro-américaine), je passais une période très difficile du côté émotionel et psychologique et ce rôle m’a aidé à purger mes émotions d’une certaine manière.
Dans le futur, Will Smith a un film en développement depuis 2008, The Last Pharaoh, et…. tout pharaon a une reine, non? Oui, moi! Moi! Moi! ha ha ha!
La Tchipie : Le dernier film où ton coeur a fait "boum !" (un boum agréable – sourire -)
Mickaëlle Bizet : C’est pas un film, mais un livre qui me vient tout de suite à l’esprit. "Les Quatre Accords Toltèques, La voie de la liberté personnelle" de Don Miguel Ruiz. Le premier accord: que votre parole soit impeccable; le deuxième accord: quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle; le troisième accord: ne faites pas de suppositions; le quatrième accord: faites toujours de votre mieux. J’avais une copie en anglais que j’avais acheté il y a des années mais je l’ai prêtée à quelqu’un qui ne me l’a jamais rendue. Je comprends, ce bouquin est génial! Il y a trois ans ma mère m’a envoyé une copie française sans même savoir que j’adorais ce livre et que j’avais besoin d’une nouvelle copie! Merci maman! ha ha ha
La Tchipie : Si tu devais donner un conseil à ceux qui souhaitent se lancer comme tu l’as fait, quel serait-il ?
Mickaëlle Bizet : Prendre des cours, s’entrainer chez soi avec les scénarios de films, faire des recherches, être proactif, c’est important. Vouloir, c’est bien, avoir des rêves c’est vital, mais sans la foi, le travail, les actions inspirées, tout ça c’est rien. Il faut s’investir personnellement. Et je pense qu’il ne faut pas écouter les gens négatifs, les gens qui essaient de briser vos rêves. Do what you do, and don’t worry about the naysayers.
La Tchipie : Et si tu devais donner un conseil, aux femmes, une pensée positive?
Mickaëlle Bizet : "Who rule the world?? GIRLS!!!" ha ha ha, les filles, n’oubliez pas qu’il y a beaucoup de femmes avant nous qui en ont bavé grave pour que nous ayons le choix de tout! On n’est pas obligé de se marier, on n’est pas obligé d’avoir des enfants, on n’est pas obligé de rester à la maison faire la popote bla bla bla, tout ça c’est des CHOIX maintenant. Believe in yourself. Concentrez-vous sur ce que vous voulez et non sur ce que vous ne voulez pas. Tout est possible.




























































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