Tout à son importance, même ce qui se dit dans la nuit, sur le coin de l’oreiller

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Voilà un texte que j’ai retrouvé dans mes affaires. Il date d’il y a quelques années maintenant mais à mon avis… Il fait toujours sens pour beaucoup d’entre nous.

On se trahit parfois, physiquement et psychiquement. Avec les hommes. Contre nous-même.

Physiquement.
On simule. On gémit quand on veut que ça s’arrête, que ça aille plus vite, que le bruit lui donne envie de jouir. On donne tout pour que ça s’arrête.
Parce que « ça », sa main sur notre corps, sa bouche qui coulent, ses doigts sans douceur; « ça » ça ne donne pas de plaisir. Le plaisir que l’on veut.
Alors on simule, pour que ça finisse plus vite.

La joie donne des ailes, n’est-ce pas ?

Psychiquement.
On leur ment quand collé à nous, ils veulent nous entendre dire des choses que nous ne pensons pas. Pas pour eux.
Pas à ce moment-là.
Pas comme ça.
Pas « pour ça ».

Ils veulent nous entendre dire des choses que nous désirons donner à un autre.
Garder pour nous.
Ne pas dire du tout.

« Tu aimes ça, hein ? »

« Tu kiffes ça, hein ? »

« Elle est bonne ? Elle est bonne ?
Dis qu’elle est bonne »

Et les pire de toutes, à mon sens : « Tu es à moi, hein ? Tu es à moi ! Dis-le, que tu es à moi ».

« Ca fait longtemps que tu me désirais ?
J’ai toujours su… que ça fait longtemps ».

Tout à un coût dans la vie et pour moi, trahir son âme est pire que tout.

J’ai déjà simulé physiquement pour 1000 et une raisons, qui n’ont rien avoir forcément avec l’homme en face de moi.

Juste pour moi.
Simuler physiquement, c’est facile pour toutes les femmes.

C’est facile jusqu’à ce que le corps « se dise ».

Là, monsieur ne peut plus pénétrer, le vagin s’est fermé et on préfère dire qu’on est fatiguée, plutôt que de lui dire  » là, ca ne va pas aller… »

Mais psychiquement…
Donner à l’autre des mots, lui faire croire et entendre des choses, des « je t’aime », « j’aime ça », « elle est bonne » est…

Un vol que l’on se fait à soi-même.
Quand on y croit pas.

Parfois on se retrouve à baiser, alors que tout ce dont on avait envie, s’était de s’allonger nue à côté de cet homme là.
Juste être prise dans ses bras, avoir son sexe bandé, collé contre la jambe.
Juste collé.
Et ses mains qui se contentent de balayer la peau, ses signes,
les vergetures que l’on juge trop voyante,
le ventre qu’on trouve trop rebondi,
les hanches larges,
les pliures des aisselles,
le contour des lèvres,
des fesses,
la raie du nez,
le lobe de l’oreille.

La paupière.

Alors que tout se dont on rêvait, était une caresse prolongée, on se retrouve parfois à tricher contre soi-même.

Alors chère Femme,
si tu as le choix et dans la vie le choix se retrouve souvent devant nous, pense à toi, avant de penser à l’image qu’il doit avoir de toi.

Pense à toi et à ce que tu ne veux pas faire, avec lui, avec eux.

Pense à toi et à ce que tu ne veux pas dire, à lui, comme ça, sans y mettre ton âme.

Tout à son importance, même ce qui se dit dans la nuit, sur le coin de l’oreiller. »

La Tchipie