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Ai-je été la meilleure femme que je puisse être pour moi ?

Bilan de l’année 2012 oblige, je ne peux me pencher sur l’année qui est en train de s’achever sans la lier à l’existence de ce blog.

L’année 2012 a été une année chargée (d’ailleurs, il y a-t-il vraiment une année qui ne le soit pas ?), tant sur le plan personnel, que professionnel, que blogonel (morte de rire).

Ai-je été la meilleure femme que je puisse être pour moi ?
Oui, car "ai-je été une bonne personne ou une bonne femme" ne m’intéresse pas. Une bonne personne par rapport à qui ? Une bonne femme par rapport à quelle femme digne d’être désignée "bonne femme"
pour moi ?
Non, c’est pas comme ça.

Ai-je été bonne pour Moi ? En tant que Femme, Tchipie et Enquiquineuse.
Voici les quelques leçons tirées de cette année 2012.

MER

La leçon des personnes essentielles : J’ai perdu des amies suite à un problème que l’on m’imputait. Je me suis excusée, mangée des reproches, des moqueries, de l’insulte et de la condescendance, le
tout sous un air de "de toutes façon tu es moins que nous, pa balé ba nou, tu n’es pas des notres, d’ailleurs tu es indigne d’être dans notre entourage".

Je me suis posée, j’ai mal dormi, j’ai fait des cauchemars, j’ai tapé dans les murs, je les ai traitées de grognasses et puis un jour, je me suis rappelée que moi aussi j’avais tourné le dos à qui un jour m’avait fait du tort et que je pouvais me servir de ce qui était en train de se passer dans ma vie pour en tirer une leçon : celle de retrouver les personnes qui comptent.

J’ai prié (oui ça m’arrive) j’ai pris mon téléphone, et j’ai repris contact avec 2 personnes qui m’étaient chères. L’une qui est de mon sang, et l’autre avec qui le passé à été tellement riche et joyeux que je ne pourrai jamais l’oublier.

Je me suis assise, j’ai parlé, j’ai fumé, j’ai ri, je me suis expliquée, j’ai continué comme si de rien n’était, j’ai dit mes rancoeurs, j’ai entendu celle des autres, j’ai été aidée par ces mêmes personnes à un moment où je ne m’y attendais même pas, je me suis confiée, j’ai repris espoir. Oui, il y a des conflits qui nous sauvent de nous même et de notre propre bêtise.

Alors aussi douloureuse qu’à été cette perte en 2012 :Merci. J’ai appris qu’il faut toujours tenter de retrouver le chemin de personnes essentielles pour moi.

MER 2

La leçon du pardon : L’un de ceux que j’aimais m’a quitté. J’ai eu un gwo poil foudroyant. Le genre de gwo poil qui vous fait pleurer en entendant son prénom. Mes amies ont compris, elles me laissaient pleurer et dans la minute je riais, je revenais à moi, comme si tout ça n’avait pas d"importance.
J’ai crié ma rage à celui qui m’avait fait du mal, mais qu’avais-je vraiment à lui reprocher si ce n’est que de m’avoir quitté ?

Si j’en avais eu l’occasion, je l’aurais fait à sa place de la même façon (ne vous penchez pas trop sur la question). Je n’ai qu’une chose à dire : il a le droit d’être heureux. Surtout à son âge. Surtout à cette distance, surtout pour le fait que je n’appartiens à personne, sinon qu’à moi-même et que j’ai toujours agi comme si j’étais libre de tout engagement, de tout "je t’aime".

Quelques mois plus tard, penchée par ma fenêtre j’ai repensé à lui et je lui ai passé un coup de fil. Il a décroché. Trois minutes après il m’avouait penser à moi et m’a demandé pardon pour le mal. Et le silence. Et la fuite. Il fallait du courage pour qui n’avait plus rien à gagner à me dire ça.

J’ai appris qu’il faut parfois laisser la porte ouverte, pour entendre les mots qui adoucissent. Mais qu’on ne peut avoir ça si on est plein de colère et de ressentiments. Pas facile, mais accessible.

La leçon des 30 minutes : J’ai flashé sur un Homme au grand coeur, un acteur, un showman. Le genre d’homme qui, sans même forcément le souhaiter, attire des milliers de nanas. Je suis une passionnée quand je **flash** alors je lui ai fait la cour (morte de rire). J’en ai parlé à mes amies, toutes mes amies, qui m’ont dit : Qu’as-tu à perdre, parle-lui, parle-lui car c’est qui te tient au coeur.
La leçon des 30 minutes ? Non, nous n’avons pas fait l’amour en 30 minutes, merci (c’est pas faute d’avoir voulu). J’ai eu 2 rendez vous de 30 minutes à des heures improbables de la nuit et du jour, en courant par monts et par vaux et en buvant du jus d’orange, en courant en talons, en arrivant en retard. Je le dépassais d’une tête, j’avais les yeux rempli d’étoiles en le voyant. Et oui, dans ma tête j’avais
15 ans.

J’ai appris que même les personnes qui nous semblent inaccessibles le sont beaucoup moins que nous le pensons. Parfois, en faisant les choses avec sincérité, authenticité et une pointe d’espoir, on finit par se retrouver à sourire, à un moment improbable de notre vie, en compagnie d’une personne qui sans le savoir aura mis des étoiles dans notre coeur. Par sa simplicité, sa gentillesse et son humour. Merci.

La leçon du "Et si je la contactais ?" : Oui, ce blog m’a permis de rencontrer d’autres blogueuses, et même… de partir en voyage avec l’une de mes followers. Carnaval de Rotterdam : Bonjour. Ce fut un
moment… Comment dire ? Sans manman ni papa. Le genre de moment où tu te retrouves seule embarquée dans une foule, à te demander, comment, au bout de 2h de vidé sans manman ni papa, on va pouvoir te retrouver dans une foule immense. Et puis soudain, Elle te retrouve, elle a un sinowball dans main, tranquiloubilou.

J’ai appris qu’il faut s’ouvrir à l’extraordinaire pour avoir des rencontres exceptionnelles, inattendues et drôles.

bulles

La leçon de la folie douce : Je vous passe les moments bordeline où on part en pleine nuit, on boit du champagne à la plage – pété et heureux -, on fait des bulles de  savon dans villes improbables d’Europe -parce que les bulles, ben c’est beau, les moments où le plaisir flirt avec l’illicite volatile, les moments où on a envie de tout foutre en l’air et qu’on se retrouve embarquée dans un 4×4, sans argent, sans
portable, juste l’envie de dégager et de voir autre chose. Je vous passe les moments, où on drague fort, on drague dur, on drague sec, comme les hommes le font avec nous, juste pour l’adrénaline, pour voir le visage de l’autre se décomposer, pour le marquer à vie par notre pseudo-indécence et notre côté couillu. Je vous passe les "putains, j’ai dormi de 03h du matin à 19h… putain, où est passé ma journée", je vous passe les "ben… Ok les gars, je vous fais confiance, je prends la route avec vous", je vous passe les "kounia manmanw isalop", les "oui papa, j’arrête de dire "fais chiez", "embrasse-moi… je t’aurais bien embrassé mais tu fais 2 mètres et ma bouche arrive au col de ton t-shirt", les "va te faire foutre", les "quelle connasse !", les "habille-toi, on va au restaurant", les "j’ai passé une véritable journée d’enculée", les "j’adore quand tu fais ça!", les "ben… une fois ça c’est fait, mais bon… 2 fois faut pas déconner, c’est pas comme si j’avais eu du rêve – morte de rire ! ", les "j’ai pas payé mes impôts"… les "tu es important dans ma vie", les "où est l’amour", "où est ma culotte", "où est mon portable", "où est mon sac", "où sont mes clés", "où est ma mère", "où est le linge propre", "où est le riz – merde j’ai pas fait les courses", "où est le papier toilettes", "où est l’article que j’ai posté sur le blog y’a 2 minutes ?", "où en est ma vie" ?

Et l’une des choses les plus belles qui m’aient été dite :
" tu es une femme exceptionnelle".
Et non, il n’y avait pas de sexe en jeu.
Ni de fellation pour les mauvais esprit.

Juste 2 personnes qui aiment bien leur folie douce ensemble.

PARIS

La leçon du culot : J’ai renvoyé par la poste un vêtement qui m’avait été prêté par une femme qui ne voulait plus entendre parler de moi – (elle m’a surement insulté en recevant le colis, et brûlé le vêtement derrière, je n’attends pas moins d’elle), j’ai appris à un autre acteur (pas mal du tout par ailleurs) à danser le zouk, en lui disant d’arrêter de
reculer son bassin quand il danse avec moi, que s’il bande, il n’a qu’à respirer un grand coup et recommencer à se coller, ça passera. Il était décontenancé. J’ai aimé ça. " – morte de rire -, j’ai giflé de toutes mes forces quelqu’un qui m’avait poussé à bout – en le prévenant quand même – et en m’excusant sincèrement par la suite, j’ai menacé quelqu’un de reprendre son projet si lui n’est pas capable de s’en occuper, je l’ai fait. J’ai témoigné par écrit à un syndicat de l’attitude à chiez d’un employeur, j’ai écrit à un  ministre pour dénoncer une pratique abusive d’une entreprise vis à vis des personnes dont les banques sont domicilées aux Dom-Tom – j’ai eu une réponse intéressante, j’ai menacé une attachée de presse qui me menaçait d’un procès, j’ai serré dans mes bras mon meilleur ami qui déteste qu’on le touche, j’ai insulté pendant 10 minutes un gars qui frappait sa compagne devant tout le monde en calculant la distance qu’il y avait entre lui et moi pour savoir combien de temps il me faudrait pour fuir si jamais il se décide à changer de cible. J’ai crié à sa compagne qu’elle finirait dans la tombe si elle rentrait avec lui. Elle me regardait hébétée, j’ai pleuré quand j’ai vu qu’elle ne réagissait pas, qu’il gardait son sac-à-main avec lui en disant "je fais ça pour son bien car elle est pas très équilibrée et arrête de croire que je suis comme tous les autres antillais, je tiens à elle". Je lui ai redit que c’est pas de l’amour et de ne pas mettre les antillais dans son truc. Trop tard. J’ai pleuré car on a pas le droit d’avoir une vie de merde comme ça. Cest con, mais c’est tout ce qui me restait.

J’ai blogué sur ma vie d’enquiquineuse. J’ai reçu des insultes, j’ai riposté, j’ai ri, j’ai reçu des mails trop mignons (grand sourire), j’ai disparu pendant 1 mois, les gens se sont inquiétés, je suis revenue sur une note sur un porno (normal), les gens ont aimé et étaient rassurés pour certains, de me savoir en vie.

Je vous aime mes followers.

La leçon du "secret trop bien gardé" : J’ai appris qu’un homme que j’aime comme un frère était un futur papa. J’étais heureuse pour lui. J’ai eu envie de vomir quand j’ai appris que pour des raisons qui
m’échappent , la future mère de l’enfant est en conflit avec le père. Avec le peu d’éléments que j’ai, et sachant que l’homme en question l’aimait et qu’il ne lui a jamais fait de mal," je me suis dit qu’elle est une sale conne antipathique qui gâche son propre bonheur.

J’ai appris d’ailleurs qu’il y a des gens qui se spécialisent dans cette pratique : gâcher; A way of life. Ca ne les rend pas plus heureux, mais quand on a peur du bonheur, c’est peut être notre seule façon de nous sentir vivre ?

J’ai appris que quelqu’un qui m’a ouvert les bras, son coeur et la porte de sa maison, de sa famille… avait le VIH et qu’il le gardait pour lui depuis longtemps. Peur du jugement, qu’on ait peur de lui…
On lui a presque dit d’aller se faire foutre quand on l’a serré dans nos bras, en lui rappelant qu’on est là pour lui et qu’il est un sale con de ne pas nous avoir dit ça plus tôt.

CARNIVAL

La leçon de l’écriture : J’ai appris que les gens n’aiment pas qu’on leur dise des choses crues, vraies, qu’on dépeigne le "pas-beau", "pas classe", "pas agréable", qu’il soit antillais ou d’ailleurs. J’ai
appris que les gens mettaient en doute le fait que je sois une femme car je parle des hommes sans les mettre dans le gros sac de crable "tous des chiens", j’ai appris que les gens mettaient en doute mon antillanité, le fait que j’ai grandi aux Antilles, que je suis Antillaise, que je connais mieux les antilles que n’importe quel autre endroit au monde, parce qu’il paraît qu’une antillaise ben… c’est pas comme moi je parle – morte de rire – ben c’est comment ?

J’ai appris qu’écrire vrai c’est aussi écrire et parler de soi. Ecrire pour soi, c’est parfois donner aux autres des clés sur leur propre vie. Des clés que parfois eux-même ne cherchaient pas.

A tous ceux qui fond des bilans de l’année : BIG UP et bon courage !

A tous mes followers :
Je vous souhaite le meilleur, le beau, le festif, les réconciliations, les prises de conscience, les prises de position, les revirements positifs de situation. Le meilleur en tout et partout.

Avec amour, un zeste de folie, du miel et des prières pour les moments
où ça va pas,

La Tchipie.

PS : Ai-je été la meilleure femme que je puisse être pour moi ?

OUI

2012 in review

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2012 de ce blog.

En voici un extrait :

Environ 55.000 touristes visitent le Liechtenstein chaque année. Ce blog a été vu 220 000 fois en 2012. S’il s’agissait du Liechtenstein, 4 ans seraient nécessaires pour que chacun y accède, votre blog a été plus visité qu’un petit pays Européen!

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Interview de Frenchy : Rencontre d’une Sexy et Fun Artiste

Bomba Soca Cover-1

Connaissez-vous Frenchy ? Nous sommes allées à sa rencontre !

Enjoy !

La Tchipie : Bonjour Jessy ! On t’a découverte sous le pseudonyme "Frenchy"… Et bonne surprise : tu es originaire de la Guadeloupe et tu vis à Miami.
Nous sommes curieuses : Qui détient la plus belle population féminine sur
les plages ? Et plus sérieusement : pourquoi ce départ ?

Hello Jessy. You re known under your artist name Frenchy. Great surprise you are from Guadeloupe and you live in Miami. We are curious : Who has the best looking women on the beaches ? And seriously, why did you leave?

Frenchy : Population féminine? La Guadeloupe car tout est vrai! 100 % local!… A Miami c’est beaucoup de belles choses mais la plupart sont fabriquées en sale d’opération chirurgicale. Mon départ à Miami était pour satisfaire cette soif de voir autre chose, de vivre ce rêve Américain que je voyais à la télé petite. Je me souviens dire à ma mère qu’un jour j’irais faire du rollerblade sur les plages de Miami Beach. Je suis partie pour faire mes études là bas car je trouvais que le système universitaire en France ne poussait pas à la réussite. On a l’impression de ne pas exister et de faire partie d’une masse condamnée d’avance à échouer. C’était un rêve pour moi de partir et l’opportunité s’est présentée donc je suis partie du jour au lendemain et, avec beaucoup de travail j’ai réalise mon rêve Américain, en tout cas la première partie. L’avenir me le dira pour la suite (sourire).

I have to say Guadeloupe because everything is real. 100 % local ! Miami has amazing women but sometimes most attributes are due to plastic surgery. My departure to Miami was to satisfy my need to see the world. I wanted to live the American dream that I watched on television since childhood. I used to tell my mother I would roller blade on South Beach one day.

I left to study in America because the French educational system at the university level was not the right onw for me. I felt as it was made to push students down instead of helping them reach their goals.

I did not feel like a student about to start my new life, I was just another shadow amongst thousands of students no one cared about. It was a dream come to true when I received the opportunity to study in Miami. I left to pursue the American dream and with a lot of hard work I succeeded in achieving my goals and now I have new ones.

La Tchipie : Le son sur lequel nous t’avons découverte est "Bomba Soca". Une guadeloupéenne qui chante sur de la Soca ce n’est pas courant… Et pourtant nous sommes caribéens (sourire). La soca est-elle un coup de coeur juste pour ce son, ou ton orientation musicale est-elle axée uniquement vers la Soca ?

We discovered you with Bomba Soca. A Guadeloupean girl singing Soca is rare. Is it just love at first sight with this genre or is it your focus in music ?

Frenchy : J’ai toujours aimé la soca, le bouyon et ce qu’on appelait le jump’up en Guadeloupe. J’ai grandi en écoutant WCK de Dominique, et Square One de la Barbade. C’est quelque chose que je n’arrive pas à expliquer, la Soca  c’est mon coup de Coeur. Comme dirait la chanson “Soca in my blood, Soca in my veins.”

Vivant à Miami depuis 13 ans, je me suis rapprochée de la communauté Caribéenne Anglophone, particulièrement Trinidad et la Jamaïque. Donc j’ai eu l’occasion de développer mon oreille et ma connaissance musicale au niveau de la Soca. Ma première chanson Close Your Eyes  produite par le Trinidadien Victorious en 2011 a même été nominée au Soca International Music Award à Trinidad pour Meilleur Nouvelle Artiste, donc ca a été une fierté pour moi de représenter les iles francophones dans un domaine musicale en général assez fermé.

Bomba Soca a été produit par Jean Michel Hierso en Guadeloupe et c’est un peu mon histoire d’amour avec cette ile. "You make me feel higher, you make me feel so sweet…" J’ai choisi un mix de Soca et de Zouk pour allier mes deux cultures.

Même si j’adore la Soca, je ne m’y limite pas. J’ai écrit des chansons de Soul, de Pop, et même de Dance. Je pense que même si chaque personne trouve son propre style, il ne faut pas nécessairement s’y confiner a 100 %. La richesse musicale est trop grande pour toujours faire la même chose. J’aime prendre des risques et essayer des choses inattendues, comme mon second single BONDA, un titre de Funk Brésilien qui était complètement diffèrent  et dont le clip montrait les alter ego  feminins.

 I always loved Soca music and bouyon. I grew up listening to WCK from Dominica, and Square One from Barbados. It is difficult to explain where this love to this style come from. Soca is my « coup de cœur ». As the song says “Soca in my blood, Soca in my veins."

Living in Miami for 13 years, I got closer to the Caribbean community, specially Trinidad and Jamaica. So I continued to develop my Soca repertoire and knowledge. My first song Close Your Eyes  produced by Trinidadian producer Victorious in 2011 was nominated at the Soca International Music Award in Trinidad for Best New Female Soca artist. I was really proud to recive this honor as I could represent the French Caribbean islands in the exclusif Soca world. Even if I adore Soca, I don’t limit myself to it. I write Soul, Pop, and even Dance music. I believe that music is so large that even if you have a specific genre, it is always interesting to venture in unknown water to learn new sounds and culture. I like taking risks and try unexpected music style such as my second single Bonda, a Brazilian funk single.

La Tchipie : Que représente la musique pour toi ?

What does music represent to you ?

Frenchy : Un moyen de célébrer la vie. La musique a un pouvoir de changer nos humeurs instantanément. On peut écouter une chanson romantique et repenser a un ancien amour, écouter une chanson de notre enfance et se sentir toute petite, ou se mettre a danser au milieu de la rue car une soca déchainée commence a jouer sur ton MP3 (ce qui m’arrive au moins 3 fois par semaine).

La musique a cette manière de faire bouger mon corps sans que je puisse le contrôler, c’est comme si mon coeur battait mieux en musique. Je m’y abandonne…

A celebration of life. Music has the power to change our mood in a heartbeat! We can listen to a sweet song and reminisce of a lost love, listen to childhood lullaby and feel like a child, or start dancing in the middle of the street when a power Soca comes on your mp3s! (This happens to me at least 3 times a week).

Music has a special way to make my body move without being able to control it. I feel as my heart beats better with a musical tempo nearby. I give myself up to it.

La Tchipie :  As-tu des concerts, showcase prévus pour bientôt ?

Do you have any concerts or showcases planned?

Frenchy : Pour l’instant je prépare mon album qui sera une compilation de Island Pop. Chaque style aura une touche Caribéenne qui m’est propre. Donc je me consacre à ce lourd travail d’écriture, et d’organisation pour trouver les bonnes collaborations et préparer quelque chose d’inédit qui va rassembler mes expériences de vies et les différentes cultures des endroits ou j’ai vécue.

I am preparing my album right now which will be a mix of Island pop. Each style will have its Caribbean touch. So I am focusing on this heavy load of work right now. Writing, organizing, finding the right collaboration and prepare something that will be unique to me. I want to combine the different cultures I have been exposed to while conserving mine as a root.

2- Screen Shot 2012-12-07 at 1.20.26 AM

La Tchipie : Ton clip: assez sensuel et plein de bonnes énergies. Pour moi tu fais une bonne ambassadrice de la Guadeloupe.
Ca nous rappelle que la Guadeloupe (et La Martinique… ) sont des îles paradisiaques et propices à l’amour morte de rire). Nous sommes indiscrètes mais c’est normal, nous sommes des Tchipies : Quel est selon toi, le meilleur endroit en Guadeloupe pour se "douciner", se câliner… Bref, sans langue de bois : Un bel endroit pour faire l’amour en Guadeloupe, à l’abri des regards indiscrets, selon toi, serait …. ?
Your video: Very sensual and full of good energy. It reminds us as Guadeloupe and Martinique are paradise and perfect place for love. We might be a little curious but it’s normal, we are Tchipies: Where is , from your opinion, the best place in Guadeloupe to spend a little quality one on one time (basically to make love!)

Frenchy : (RIRE..) Tout d’abord merci pour le compliment. Et Ensuite, si je vous dit ou l’endroit de doucinage par excellence se trouve tout le monde va s ‘y précipiter et on va tous s’y retrouver tard le soir!

Mais pour jouer le jeu, je dirais Bas du Fort. Il y a pleins de jolies petits coins a l’écart des regards ou tout est permis… ou presque.

(Laugh..) First of all thank you for the compliments. Then if I tell you where that perfect place is, everyone will be there at the same time, it won’t be a hideaway anymore! But, to go along with your question, I have to say Bas du Fort. Lots of small dark corners by the beach far away from people where everything is possible… almost everything (smile).

La Tchipie : D’ailleurs, en parlant de lieux, on voit à travers ton blog que tu voyages beaucoup. Quel est ton plus gros coup de coeur ?

By the way speaking of location, we can see on your blog that you travel a lot, where was your favorite place?

Frenchy : La Thaïlande. Je suis tombée a amoureuse de ce pays lors d’un voyage entre amis. La chaleur des gens qui accueillent avec trois fois rien, les paysages sont magnifiques et chaque ville à sa particularité.Et bien sur…la cuisine Thailandaise avec mon plat préferé de Pad thai.

Thailand!. I fell in love with this country while vacationing with friends. People were so warm, helpful and open to new culture. In the middle of the mountains, we started singing songs from guadeloupe and Jamaica with villagers who don’t even speak English, French or Creole. They don’t have much money but they welcome you like princes. The landscapes are amazing and each city has its own treasures.

3 - Screen Shot 2012-12-07 at 12.46.39 AM

La Tchipie : Et musicalement : quel album t’a fait frémir ces derniers temps ?

On the musical scene, what is the album that moved you lately?

Frenchy :Un style complètement différent de la Soca…Emeli Sande. Elle m’a fait versé quelques larmes. Je l’ai repérée l’année dernière sur Internet avant qu’elle n’explose internationalemement et et je lui ai envoyé un message lui disant que j’avais l’impression que certaines chansons avaient été écrite pour moi et ma vie amoureuse! (Rire..) Elle m’a répondu en me disant que c’était la raison pour laquelle elle faisait de la musique, pour partager des émotions qui nous sont toutes communes.

A different style from Soca…Emeli Sande. I found out about her online last year before she exploded as the biggest start of the year. I sent her a message one day because one of her song seemed to have been written for my love life (Laugh…) She answered me explaining that the reason why she writes song is to share emotions that are so common to all of us. I like her.

La Tchipie : en dehors de la musique, quelles sont tes autres passions ?

Aside music, what are your other passion?

 Frenchy : Le carnaval (même si c’est relié à la musique!) J’adore "play mass" à Trinidad, en Jamaique et la Barbade, et bien sur, courir carnaval en Guadeloupe avec les groupes à peau. J’adore la cuisine…des petits plats bien cuisinés me font perdre mes moyens! J’adore la photographie également. Je peux passer des heures à photographier des paysages ou des personnes dans des lieux qui m’inspirent.

Carnival (although it is linked to music). I love cooking. Great food is my weakness! I love photography. I can spend hours taking pictures of landscapes and people in location that inspire me.

La Tchipie : Nous aimons les paroles de femme.. Alors, être une femme épanouie
pour toi c’est… ?

We love women words, so for you, to be a Empowered woman…it means?

Frenchy : Une femme qui s’aime. Ca peut paraitre simple mais c’est tellement important. Les femmes sont belles, fortes, des potomitan de notre société. Une femme qui sourit, qui a confiance en elle et connait sa valeur represente l’atout le plus sexy a mes yeux, et ca permet de s’épanouir dans tous les domaines de nos vies. Y compris les plus intimes (pour rendre hommage à votre site!)

A woman who loves herself. It can seem simple to say it but it is the base. Women are beautiful, strong, the pilar of society. A woman who smile, have confidence, and know her values is the most desirable and inspiring quality. They can fulfill their dreams in their carreer, love life and more. (intimacy included! that one if specially for your site!!:))

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La Tchipie :  Si tu avais un conseil, une citation, une énergie positive à donner à nos lecteurs et à nos lectrices ?

Do you have any guidance, a sentence, a positive energy to share with our readers?

Frenchy : Vivez votre vie chaque jour comme si c était un cadeau et surtout faites vous du bien. Trop de personnes sont trop difficiles avec elle mêmes, je pense qu’il faut apprendre a s’accepter, se pardonner et s’aimer. La vie est une évolution constante et il ne faut pas avoir peur d’essayer de nouvelles choses et sortir de nos sentiers battus. Si on vit sa vie par rapport au « qu’en diras tu ? » … on aura des regrets. Donc en résumé, la citation est celle de Steve Jobs, créateur d’Apple, qu’une amie m’a envoyé lors de ma remise de diplôme:

"Votre temps est limité, alors ne le perdez pas à vivre la vie d’un autre. 
Ne vous laissez pas piéger par les dogmes –ce qui consiste à vivre suivant ce que pensent les autres. 
Ne laissez pas le bruit des opinions des autres étouffer votre propre voix intérieure. 
Et plus important encore, ayez le courage de suivre votre coeur et votre intuition.»

Live your life everyday as a gift and be kind to yourself. So many people are hard on themselves, their worse enemies. We need to accept and love ourselves. Life is a constant evolution and no one should be afraid to try new things and come out of the common paths.

If we worry too much of “what are people going to say?” we will have regrets. To summarize, a quote from Steve Jobs, Apple founder, was sent to me by a dear friend when I graduated from University of Miami.

“Your time is limited, so don’t waste it living someone else’s life. Don’t be trapped by dogma – which is living with the results of other people’s thinking. Don’t let the noise of other’s opinions drown out your own inner voice. And most important, have the courage to follow your heart and intuition. They somehow already know what you truly want to become. Everything else is secondary.”

Frenchy sur Itunes : Cliquez ici

 Un grand Merci à Frenchy pour son Fun !

Nous lui souhaitons une riche & belle route pleine d’opportunités !

Grivoiseries de femmes antillaises_Acte 2

Nous revoilà pour un 2nd témoignage d’une certaine "Kokine L.".

Merci beaucoup ! L’introduction nous fait chaud au coeur !

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Salut Tchipie,

Je suis ton blog et j’aime beaucoup les articles, y’a vraiment de tout, c’est une certaine libération morale pour certain, pour moi c’est parfois de la lecture divertissante qui forge le caractère en même temps. Nous femmes devront toujours prouver que nous sommes fortes en durée et pas ponctuellement, le temps devrait être notre force pour apprendre de la vie et affronter tout ce qui nous attends. On ne sait pas toujours ce qu’on vivra mais l’important c’est de garder la foi peut importe ce qui arrive et de vivre sans regret, pleinement avec le sourire.

Je tenais à témoigner pour que certaines prennent conscience  qu’avoir des relations sexuelles avec un homme qui n’est pas le sien ou qui n’est qu’un ami intime ( sex friend) n’est pas  quelque chose de forcement dégradant. Au contraire on peut être valorisé à travers ces relations :

…je m’étais mise dans une optique de femme célibataire, qui veulent avant tout réussir, en gros mettre les histoires de couple de côté…

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Etre une femme et se faire lécher, est-ce tromper ? // The Celibate Nympho

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Etre une femme et se faire lécher, est-ce tromper ?

Etre une femme et se faire lécher, est-ce vraiment avoir du sexe ?

Haute question philosophique qui taraude la Tchiiip Team depuis le fameux : « Se faire sucer, c’est pas tromper » de l’entourage masculin (grand sourire). La question est légitime et les hommes ont un train d’avance en ce qui concerne leur réflexion sur la succion de leurs parties génitales par autrui… autrui se positionnant souvent comme étant autre que leur chère et tendre officielle :

« Non chérie, la chou m’a juste léché le gland… je n’ai rien fait, je ne sais même pas pourquoi elle a fait ça… oui, elle a avalé un peu mais bon, je ne voulais pas… comprend, elle a provoqué l’homme en moi…. ça a commencé quand elle suçait son frozen en me fixant dans les yeux…. j’ai compris qu’elle avait vraiment envie de me la lécher… et je l’ai laissé faire, c’était pour la soulager de toutes ses tensions… mais je t’ai pas trompé. C’est TOI que j’aime. »

Alors ? si sucer c’est pas tromper…. Se faire lécher c’est idem ! Toutes à vos cunnilingus !

Cette question philosophique nous est revenue suite au visionnage d’une petite webserie orginale et humoristique… une découverte dynamite !

THE CELIBATE NYMPHO

The Celibate nympho raconte l’histoire d’une jeune femme noire nymphomane qui fréquente des hommes n’ayant pas envie de s’engager ou, étant déjà engagés ailleurs… Cette jeune femme se décidera, au cours des épisodes, à faire une petite cure No Sex pendant 100 jours. Autant vous dire que c’est pas gagner !

L’excellent article de Slate nous en apprend plus sur The Celibate nympho:

« Il fallait oser une telle crudité. Car, s’il est devenu un peu plus aisé de parler de sexe dans une Amérique que l’on sait encore assez puritaine, parler de la sexualité de la femme, et notamment de la femme noire, relevait presque de la provocation. »

Et pourtant, ce sont cette franchise et cette honnêteté sur des questions aussi sensibles qui semblent plaire.

«J’ai décidé d’être crue, parce que le sexe fait vendre, confie encore Tarjaneen Martin sur BlackSnob. Le sexe fait vendre, et la vérité aussi. Et la vérité, c’est que les femmes aiment le sexe autant que les hommes, juste pour leur plaisir.»

Un discours presque militant, même si l’actrice et réalisatrice se défend de tout engagement féministe. » (article intégral cliquez ici)

Vivement la version française !

Quelques épisodes (1 à 4) – en anglais

Voeux Post-Noël

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J’ai cherché pendant toute la journée du 25 décembre ce que j’aurais pu vous souhaiter comme voeux.Je ne sais jamais quoi souhaiter…

Surtout sur un blog avec autant de followers divers et variés.

J’ai réfléchi, et c’est grâce à un petit papier glissé dans un livre de Simone Schwarz-Bart : "Pluie et vent sur Télumée Miracle" que j’ai trouvé la lumière.

Voilà ce qui était écrit dessus :

"Je sais par expérience que lorsqu’on dit à la vie, avec calme et détermination (beaucoup de determination, surtout !) : "Je te fais confiance, fais ce que tu dois", la vie répond à vos besoins, le plus souvent de façon tout à fait inattendue.

Olga Ilyin.

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Femme antillaise de l’ombre : Etre la maîtresse d’un homme

On dit que la coccinelle porte chance… Alors espérons que celle de la photo portera effectivement chance à toutes ces femmes cachées, maîtresse d’un homme qui… les fait ou les fera souffrir.

Le témoignage qui suit est crû, poignant.

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"Quand j’étais au lycée an te ka mo ba misié hum il était si appétissant ce chabin. Je l’ai recroisé par hasard à paris . Nous avons échangé nos numéros de téléphone.

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Christiane Taubira défend avec force le mariage pour tous

Christiane Taubira assemblée

« Monsieur le député, vous n’allez pas nous faire croire que vous vivez dans un igloo et que vous n’avez aucune connaissance de la diversité des familles dans ce pays, que vous ignorez complètement qu’il y a des familles homoparentales dans ce pays, que vous ne savez pas qu’il y a autant d’amour dans des couples hétérosexuels que dans des couples homosexuels, qu’il y a autant d’amour vis-à-vis de ces enfants et que tous ces enfants sont les enfants de la France !

Alors oui Monsieur le député, le gouvernement présente un texte de loi de grand progrès, de grande générosité, de fraternité et d’égalité et nous apportons la sécurité juridique à tous les enfants de France et je peux vous dire que j’en suis particulièrement fière. »

 

Mais qui met la main dans mon vagin ?

395949_327044353982241_207Il y a quelque chose dans la vie des femmes aux Antilles et ailleurs, quelque chose dans la vie de mes soeurs, de mes cousines, de mes voisines et même, de mes ennemies, qui grouille dans l’ombre.

Quelque chose qui vient de la main des autres,
Quelque chose parfois que l’on détient en soi, destructeur,
Quelque chose qui nous fouille pour savoir si nous en valons la peine,
Quelque chose qui nous soupèse, Nous pèse, devant tous.

Quelque chose qui vérifie nos moeurs, notre carapace,
Quelque chose qui, à notre façon de nous déhancher, mi taw mi ta mwen, nous attribue un nombre d’amants, nombreux, nombreux, nombreux comme les cheveux de notre tête,
Quelque chose qui nous tate, nous et notre présent mais surtout notre passé, Et pourquoi pas celui de notre très chère mère ?

Quelque chose qui met, insidieusement, la main dans notre vagin, qui nous soupèse les seins…
Et qui vous valide : "oui, toi, tu es une bonne femme, aux bonnes moeurs. Tu es notre soeur".

Ou qui nous vomit : "tu n’es pas des notres, tu ne peux pas être des notres, va-t-en avec tes chaleurs. Ne nous parle pas de désir !"

Désir de vivre… ?

Quelque chose fait de voix mêlées, d’hommes et de femmes…

Quelque chose qui nous juge, qui détermine notre valeur aux yeux de tous,
Un peu comme si, nous les femmes, sortions de la cale du bateau,
Comme Elles, l’avaient déja subi.

Un peu comme si, les colons de l’époque nous évaluaient pour savoir si oui ou non, nous serions de "bonnes femelles".
Comme Elles, l’avaient déjà subi.

Comme si les descendants de ceux-la même qui nous avaient vu être Tatées, Validées, Rabaissées, Méprisées, Humiliées, dans les pleurs et les cris,
Voulaient à leur tour faire "le jeu" de celui qui soupèse, dirige et domine les femmes et leur devenir,
Comme Elles, l’avaient déjà subi.

Un peu comme si, on devait nous vendre à d’autres hommes pour être de bonnes femelles sans failles visibles. Vaillantes. Résistantes.

Poto mitan ?

Les cales du bateau ont disparu.

Mais alors, qui nous fouille ?

Pourquoi moi Femme, suis-je tatée, vérifiée, fouillée pour que l’on puisse me… Valider.

A qui doit-on, cette fois-ci, Vendre ma force, ma chair, et mon vagin… ?

Quel est ce quelque chose qui nous tate ?

Que cherche-t-il à en gagner ?

Et quel est son but ultime ?

"ton blog est un blog à part, un blog rebelle"

Quelqu’un m’a dit : "ton blog est un blog à part, un blog rebelle"…

Est-ce le fait de ne pas parler coiffure, maquillage ?

Sommes nous rebelles pour vous ? Et si oui, rebelles à quoi ? Qui?

Bisous les Tchipeurs !!

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