Le bisou du jour.

Je connaissais un prof de philo brillant. Agrégé à 23 ans, bel homme. Il le disait lui-même : « j’avais du succès dans tout ce que j’entreprenais ». Homme marié et homme à femmes, argent, grande famille, liens politiques…
Il le dit lui-même : je pouvais presque me prendre pour Dieu.

Jusqu’au jour où son fils s’est suicidé. Il disait que c’est comme si il avait retouché terre.
Il était revenu homme parmi les hommes.

Le récit de ce monsieur m’avait beaucoup touché.
Je ferai l’expérience quelques années plus tard, de la perte de l’être cher et de l’impression de vacuité de la vie.

Je dis bien « impression ». Car au-delà des quelques emmerdements qui nous guettent, il y a bien un potentiel « artistique » de la vie à exploiter.

Et pas que.

Nous avons tous du potentiel, et nous l’exprimons tous différemment.

A nous de nous faire connaître, d’ouvrir les portes que certains n’osent pas ouvrir, à nous de savoir quelle est la vie que nous voulons vivre :

La vie que les autres choisissent pour nous (en nous décourageant de prendre tel ou tel chemin, en nous critiquant, en se moquant, en nous faisons passer pour plus petit que nous sommes) ou…

A nous de choisir…

La vie que nous décidons pour nous: celle qui nous mène vers le haut, celle dont les obstacles nous apprennent sur nous-mêmes et nous obligent à nous dépasser.

Celle où nous savons que malgré le bien ou le mal qui peut nous tomber dessus, nous avancerons car nous n’avons qu’un but : ne pas nous retourner sur le passé et ces cauchemars, ne pas nous laisser hanter par les fantômes ou le cynisme des bien-pensant.

Juste avancer. Et vaincre.

Pour nous, notre vie, notre responsabilité de vivre notre propre vie et les aventures qu’elle nous reserve, celle pensée par nous.

Des bisous !