Il était une fois, un innocent antillais devant un porno mettant en scène… une guadeloupéenne.

Il était une fois un innocent antillais.

Un soir difficile, l’un de ces soirs difficiles où son sexe avait besoin d’être soulagé par une partie dite de « coké ».
Un seul remède subsistait : un ti câlin collé-pressé dans les bras d’une demoiselle gourmande et pas trop farouche.

Malheureusement, l’innocent n’avait aucune femme à portée de main, et sa morale lui dictant de respecter les femmes… il s’interdit tout acte pouvant l’amener vers une prostituée.

Respectons les femmes, se dit-il.

Notre innocent se mit donc à réfléchir et trouva une solution discount : un porno pour pas cher.

Oui, en vérité il le sentit : ça ne pouvait être que la meilleure alternative.

Le monsieur innocent était un puriste. Il lui fallait un porno style gonzo, un porno made in « bokay ». Le genre de truc où on pourrait se dire « mais… c’est ma voisine… « .

Le monsieur innocent se mit donc à rechercher à quelque chose de ce style. Et il trouva LE site !

Son sexe gonflé, se durcissait de plus en plus.

Il se mit à chercher son tube de lubrifiant. Il fallait au moins que sa main lui rappelle des sensations oubliées.

Il se remit à cliquer à droite, à gauche. Découvrit des femmes qui faisaient toutes sortes de choses avec toutes sortes de personnes.

Il n’était pas surpris, il était exactement là où il voulait.

Oups, il avait eu le temps d’éjaculer. Il avait eu un peu de mal à se concentrer…. Toutes ces femmes offertes, c’était trop pour lui.

Merci qui ?

Essayant de se remettre de son éjaculation un peu trop précoce, le pôvre innocent décida de continuer à surfer sur le site afin de trouver LA femme filmée qu’il fallait pour satisfaire ses envies.

Il surfa… surfa… puis….

OH LA LA !

Tomba sur le porno d’une jeune guadeloupéenne !

Son sexe tomba d’un coup sec !

Son éthique personnelle, elle, prit le dessus, et il décida de lutter contre l’infamie : La pornographie, OUI. Celle de n’importe quelle femme, OUI, n’importe quelle femme noire, OUI.. mais surtout pas une femme antillaise !

Beaucoup crurent qu’il souhaitait empêcher les femmes antillaises de se « walpaliser » mais en vérité, il pensait juste que c’était pas glamour.

Il se posa 5 minutes, regarda à nouveau le porno, en profita pour se masturber un peu dessus, puis décida d’agir : d’autres personnes devaient elles aussi lutter contre cette femme antillaise devant laquelle il venait de se masturber !

Alors il diffusa la vidéo sur facebook.

Et les femmes qui se faisaient traiter à longueur de journée de walpas et autres mangeuses de saucissons… décidèrent elles aussi de partager cette vidéo : »voyez messieurs, nous ne sommes pas comme vous dites ! Voici une de celles que vous dénoncez! Vous n’oserez plus jamais nous traiter de walpas, car nous au moins, on assumera pas et on ne se fait pas filmer! »

Et puis pour une fois qu’elles avaient décidé de s’insurger contre ça.

Ainsi,
Une bonne dizaine de centaine d’innocents, antillais pour la plupart, se mirent à regarder, souvent se masturber, puis dénoncer la vidéo de l’antillaise.

Ainsi va la vie des hommes innocents.

Sans jamais que l’on se demande s’ils sont vraiments innocents…

ou bourreaux dans tout ce qui se perpétue.

Vive le slut-shaming.