Désir d’enfant… Témoignage #3

 

Un appel à témoignage à été lancé sur facebook il y a quelques semaines sur le désir d’enfant.

Trois femmes se sont confiées et ont raconté leur parcours.

Merci à chacune d’elle.

La Tchipie

témoignage 3

Il y a quelques mois de cela j’étais avec ce que tu appel un « pénis » (non sans déconner tous les points de ton article le concerne lol), bref!
On s’était séparer et on avait décider de refaire un essai sans que ça ne soit franchement officiel sur le moment. A la question « As-tu quelqu’un en ce moment » il avait répondu non (j’ai appris plus tard que c’étais faux mais la meuf était en métropole pendant un petit moment).

Nous nous sommes donc réconciliés, et pendant un mois à peu près c’était bien entre nous. Il partait ensuite une semaine et demi en voyage de groupe (avec elle et d’autres personnes). Donc la veille de son départ, on s’est vu pour un petit goûter coquin. Dans la précipitation, nous avons oublié l’important : La capote ! et à ma remarque il a répondu « tkt princess je gère ! »
Pas tant que ça puisqu’un mois après j’ai découvert que j’étais enceinte. J’ai toujours dit que j’aurais trois enfants quand je le pourrais. Je m’imaginais déja allaiter, pouponner, passer des nuits blanches et tout ce qu’il faudrait, les aimer tellement fort. Je n »ai jamais été pour l’IVG donc je m’étais toujours dit que je ne me débarrasserais jamais de mon bébé si je tombais enceinte.
Quand il est revenu de son voyage, il est redevenu sk’il est vraiment : Un vrai con ! Quand je lui ai annoncé la nouvelle sa seule réponse a été « Quand est-ce qu’on fait l’avortement ? »
Je me suis sentie tellement bête, tellement mal, confuse, déboussolée, bouleversée.

Evidemment il n’en voulait pas. Avant ça, j’étais capable de dire que je ne voulais pas d’enfant tout de suite mais à ce moment, l’idée de le garder a été considéré comme le meilleur choix que je puisse faire.

Seulement, étant étudiante je n’ai pas vraiment la situation idéale, les moyens, et mes parents n’étaient pas au courant.
Ma grande soeur (ma confidente) a catégoriquement refusée que je considère l’idée de le garder. J’ai donc fais le choix le plus raisonnable mais le mauvais.

L’échographie, les analyses sanguines, les rdv avec la sage femme, anesthésiste, la gynécologue : il n’a pas assisté à un seul des rendez vous obligatoires avant l’intervention. il n’était pas là non plus le jour de l’intervention. En faite, je ne l’ai plus vu depuis le fameux goûter coquin. Après l’intervention , il est devenu invisible un vrai conn… . c’est une semaine après qu’il a appelé pour avoir de mes nouvelles.
Pendant un mois j’étais malade après avoir appris la nouvelle, sans pouvoir me soigner, à vomir, à pleurer tous les soirs d’avoir à tuer mon bébé.

Il ne se passe pas un jour depuis l’intervention sans que je regrette ce que j’ai du faire. Demain exactement j’aurais entamer mon 7ème mois de grossesse. J’aurais été tellement énorme que je pourrais surement à peine marcher. Chaque jour je m’imagine ce que mon petit garçon ou ma petite fille aurait pu être, la maman que j’aurais pu être, à quel point mon petit trésor aurait été beau mais tellement petit, fragile.

Chaque fois que je vois une femme enceinte, ou un petit bébé, c’est un couteau enfoncée dans ma plaie toujours ouverte.
Je me suis jurée après ce jour que, si par surprise je retombais enceinte, je le garderai. Je ne pourrais pas faire ça deux fois. Ce bébé, ce sera un cadeau du ciel pour moi, une deuxième chance, la meilleur chose que je ferais de ma vie !

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