« Quand il faut choisir entre un bonheur incertain, et un malheur d’office, je choisis le risque d’être heureuse ».

« Quand il faut choisir entre un bonheur incertain, et un malheur d’office, je choisis le risque d’être heureuse ».

Pensée qui m’est venue en regardant la TV ce matin. Une dame appelle un voyant en Martinique (émission en directe) et celle-ci demande un point sur sa vie amoureuse. Elle a 20 ans d’écart avec son mari, et celui-ci sort TOUT Le temps… sans elle. Il sort « les autres ».
Le voyant dit à… la dame qu’il ne changera pas,mais qu’elle soit rassurée : « il rentrera tjrs à la maison ». Il rajoute qu’elle devrait s’estimer heureuse car elLe a un mari qui plaît aux femmes.
La dame finira par demander si, je cite, un jour son mari « finira par la sortir? »
Le voyant répond qu’il faut qu’elle arrête d’être dans le reproche…
et ca finira peut être par se faire, mais vraiment, faut pas de reproches sur ses entrées sorties, ca met de la tension…
La dame avoue que ça fait longtemps qu’elle a arrêté les reotoches. Elle veut juste qu’il la sorte.

Madame, je ne suis pas voyante mais j’aurais dû appeler la TV pour vous dire ce que je vous prédis :

Vous avez 20 ans d’écart, right ?
Donc vous êtes en train de gâcher une partie de votre jeunesse pour votre aîné qui visiblement à trouvé encore plus jeune que vous.. ?
Croyez-moi, un jour il cessera les entrées et les sorties. Je suppose que vous avez 40 ans environ… lui 60, donc.
Donnons-lui 10 ans, à l’heure des rhumatismes et du cancer de la prostate.
Il aura besoin d’une infirmière, ça tombe bien, il vous avait gardé sous la main… vous savez, à l’époque où on vous disait d’être heureuse car il revenait chez vous…
Vous aurez brûlé 10 années où vous vous sentiez encore jeune et séduisante.
Par culpabilité vous resterez avec ce mari malade, qui vous dira qu’il vous aime.

Comment ne pas aimer la seule qui reste avec un cancer de la prostate, du diabète, et probablement un estomac proéminent qui lui empêche de voir son sexe ramollit et ses orteils qui autrefois courraient les femmes ?

Il vous aimera Madame, croyez-moi. Ou du moins ce qui reste de lui.

Et sa fougue, son énergie, les moments complices ?

Offerts aux autres.

Madame, il vaut mieux un bonheur incertain, qu’un malheur d’office.

Mais enfin… vous avez aussi le droit d’attendre qu’il se flétrisse, puis, vous aime.

Après tout… ? Chacun est libre de gâcher ses années pour quelqu’un qui visiblement n’en a rien à foutre.

Et n’oubliez surtout pas, de ne pas vous plaindre.
La dépression, c’est toujours glamour quand la vie amoureuse nous noie.

La Tchipie

image