Lettre d’une fille à son père (3) #pereantillais

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Papa,
Je vais coucher ici tout ce que je ne peux, pas pu ou pas voulu te dire.

Je sais que ce n’est plus le temps des reproches car tu es âgé et que nous avons déjà perdu assez d’année sert que je ne veux pas avoir de regrets.
Même si c’est assez difficile pour moi de te laisser la place que tu veux dans ma vie de maintenant.

En effet, j’ai appris bien tard que nous n’étions pas ta seule famille et que c’était la raison pour laquelle on te partageait, où tu ne dormais que rarement à la maison, où l’on te voyait par intermittence.

Tu faisais acte de présence par moments suffisamment pour que lorsque tu en parlais tu étais présent pour nous, pour nous apprendre la vie.
Si on t’écoute maintenant on croirait que tu étais là tout le temps et que tu nous as réellement élevé alors que c’est notre mère qui a tout fait.

Je me rappelle que lorsque maman t’a quitté, tu lui en as tellement voulu que tu nous as reconnu pour lui enlever les allocs et tu t’en es vanté auprès de nous, je t’en ai voulu.
Il y a peu tu m’as dit avoir fait ça pour ne pas qu’on soit reconnu par un autre homme, je ne saurais jamais la vérité.

Après cette rupture, tu étais toujours gentil avec ma sœur et moi, je ne t’appelais pas assez, j’en ai eu marre de recevoir des reproches à chaque appel et je ne t’ai plus parlé pendant un an, notre première confrontation dans mot.

Après j’ai refait des efforts et toi aussi mais c’était cassé, et t’a non-présence à mon mariage a été le point absolu de non-retour. Je t’ai même fait mal à venir te montrer les photos de mariage où un autre avait pris ta place pour la montée des marches.

Cette non-relation a duré près de dix ans, avec un appel impersonnel de temps en temps, ou des news par l’intermédiaire de ma sœur.

Et j’ai changé de vie, de la voir, je me suis dit que si j’avais un enfant je voudrais que tu le connaisses et j’ai fait l’effort de revenir vers toi.
Je sais que tu as souffert de cette distance, moi un peu moins grâce à maman qui a joué tous les rôles à la perfection.

Tu arrives encore à me blesser par certaines paroles mais le fait d’attendre un bébé me montre que tu veux te racheter vis à vis de nous et que tu c’est que ta nouvelle place de grand-père sera dur à prendre mais que ma porte n’est pas fermée.

Je ne t’ai pas pardonné et je ne pense pas le faire un jour, à cause ou grâce à toi j’ai grandit plus vite, maman nous a donné toute sa vie et tout son amour malgré les embûches et je suis fière d’être sa fille.

Je suis ta fille, ton sang même si cela ne suffit pas pour que le lien soit indélébile. Tu n’es pas à l’essai en tant que père, je crois que je n’y croirais jamais plus, j’espère juste que tu seras un bon grand-père

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