Lettre à mes 20 ans ‪#‎lettredefemme9

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Girl. Il est parti mais il reviendra.
Il l’a toujours fait. Il le fera encore. Et ne nous voilons pas la face, il te fera souffrir encore. Plus, bien plus que par le passé. Pendant des années. Plus bien plus que tu ne l’as imaginé et là, tu comprendras.
Tu te découvriras. Plus forte que jamais. Invincible.
Ce sont tes mots, ce sont nos mots.
Tu pensais n’exister que par lui. Il était ton roc. Mais non. Tu es forte.
Ne crois pas ceux qui te disent « qu’un amour en chasse un autre » . C’est l’amour que tu te portes qui te sauvera.
Encore quelques années et tu verras. Tu es forte. Tu es fière. Tu es courageuse. Tu es indépendante.
Tu es une guerrière.
Mais petite, même les guerriers souffrent et même les guerriers pleurent. Je voudrais te mettre en garde. A toujours vouloir tout garder, tu vas te rendre malade. Physiquement malade.
Laisse sortir le chagrin. Laisse couler les larmes. Hurle ta douleur. Tu imploses, petite. Littéralement. Tu te mets en danger. Alors, vas-y. Roule toi en boule et hurle jusqu’à l’épuisement.
Personne ne t’en voudra. Je ne t’en voudrai pas.
Tu n’en es pas moins forte.

Tu ne le sais pas encore mais tu aimes voyager. Plus que tout. Tu partiras, tu reviendras. D’île en île. D’avion en bateau. De rencontres en fous rires.

Petite moi, cesse donc de t’inquiéter. Tu trouveras ta voie. Prends patience. Fais-toi confiance.
Tu tomberas amoureuse de ton métier et quelques temps après, de toi même.
Oui, je t’assure. De toi même. Parce que tu es belle. Plus que tu ne le crois. Pas pour les raisons que tu crois.

Tu le sais déjà un peu, ta famille est formidable. Tu n’oses pas le leur dire, ce n’est pas grave. Moi non plus. Mais ils le savent. Laisse les t’aimer. Laisse les t’aider.

Aime-toi, petite moi. Et accroche-toi. Tu vas en baver encore un peu mais accroche-toi.
Tu as en toi des ressources incroyables. Tu t’en doutes un peu, je sais, mais encore quelques années et tu vas leur en mettre plein les yeux. Tu n’en reviendras pas.

Petite moi, il y a encore une chose dont je voudrais te parler.
Tu négliges le Très Haut. Je sais bien que tu n’as pas le temps. Je sais bien que tu n’as pas envie, non plus. Mais Bondjé pa ka ladjé ich-li. S’il te plait. Souviens-t’en. Quand tu auras mal à en crever, souviens-t’en. Bondjé pa ka ladjé ich-li.

Oh et tu veux rire ?
Dans quelques années, tu vas te mettre à manger bio. JE TE JURE. Des machins verts, des machins rouges, des machins jaunes. Tu es invincible, je sais. Mais la santé n’a pas de prix.

Vogue donc. L’avenir te réserve aussi tellement de fous rires !

Je t’aime petite.