La Guadeloupe face à ses maux – Spirale suicidaire

bird, mixed media

Voici un extrait de l’article de Pédurand Hervé, publié le 31/10/2002 sur l’express.fr

 

« Il existe un phénomène latent de dépression dans la population.

Par ailleurs, la dépression peut se masquer derrière une certaine excitation. » 

Suzy Vamur fait ici allusion à un mal qui touche, cette fois, une part plus importante de la société guadeloupéenne, et que l’on pourrait qualifier de « formes détournées » du suicide, comme le comportement toujours plus agressif des automobilistes sur la route, qui se traduit chaque année par une centaine d’accidents mortels. Ou encore la dérive de certains jeunes dans leur soif de sensations.

Elle commence aux abords des collèges et des lycées, autour d’une bouteille de bière que se partagent des élèves portant de lourdes chaînes en or au cou et des vêtements de marque. Elle continue, pour les plus grands, par le macaque, un mélange de vin blanc et d’autres alcools, avec quelquefois de la cendre de tabac, ou encore un cocktail de bière et de pétrole. La dérive atteint son stade supérieur avec la consommation de crack. Ce grossier dérivé de la cocaïne provoque une accoutumance instantanée, qui pousse à la violence ceux qui n’ont pas les moyens de s’en procurer.

« Ce n’est pas un hasard si tant de jeunes sont impliqués dans la dynamique du crack, ajoute Suzy Vamur. Ils ont beau savoir qu’ils n’en sortiront pas, ils en prennent: cette pratique peut être considérée comme une forme de mort lente, à laquelle ils s’adonnent lorsque leurs tentatives de suicide ont échoué.

Alors que, en France métropolitaine, le jeune confronté au mal-être va actionner, lui, un signal d’alerte. »

Au même titre que le suicide ou le sida, l’état de dépression, caché parfois derrière des comportements très ordinaires, fait partie du non-dit »

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