De coeur à coeur… Lettre à un père

Lettre reçue d’une internaute

Mon papa est malade, la tristesse me poursuit ces jours ci. Et je me suis réfugié dans un certain silence et bien d’autres…
J’avais envie d’avouer mon mécontentement, ma colère et mon chagrin.

Papa…

Un jour, tu m’a dis:
« Je ne suis pas ton père ». Cette phrase qui n’était une découverte pour moi, m’a mit le plus en colère, car j’avais l’impression que tu me laissais tomber. Et je t’ai boudée pensant plusieurs jours du haut de mes 9 ans.

Adolescente je t’ai détester, tu voulais, faire de moi une une jeune fille, que les garçons et que les gens respecteraient. Et cela me mettais en colère. Cette colère m’étouffait plus que le manque de liberté.

Les garçons courageux qui osaient franchir la porte, de chez nous, ne revenait pas souvent et même jamais pour certains. En colère que tu fasses fuire les garçons autour de moi, je passerai beaucoup temps chez les amies.

Mon premier amour, fit une vraie déception pour toi. En colère contre toi et en contre tes paroles.
« Pas d’ambition, tu perds ton temps, il te fera pleurer, il ne sert à rien ce type!!! » disais tu.
Tu avais tellement raison Papa. Mais toujours en colère que ai eu raison.

En colère que tes coudes et les verres soient si amis, j’ai préféré m’éloigner. Je suis revenu, tu compris que j’étais une femme, avec le même fort caractère que toi, même ci tu n’es pas mon père.

Peut-être fière, de mes petites réussites, mais tu restes stoïque et colère que ne me dise pas:
« je suis fière de toi ma fille »

Aujourd’hui à chaque fois, que je franchit la porte de ta chambre, je suis en colère. Les larmes aux yeux, je te regarde d’enfoncer dans la maladie et nous quitter un peu chaque jour.

Mais je sais que, je ne regrette pas un instant que tu sois rentré dans ma vie. Merci Papa je t’aime, ta fille qui se prépare tant bien que mal à voir partir.

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Question de La Tchipie

Merci pour ta lettre, qui est touchante, déstabilisante même.
Si tu peux, je souhaiterais avoir une lettre à ton père, si tu devais lui écrire une lettre avant son départ, quelle serait-elle ?
Tu nous parle beaucoup de colère, mais il y a aussi l’amour, et peut être les leçons de vie que tu as apprises grâce à  ton papa ?

Qu’en dis tu ? Merci pour ta lettre.

 Réponse de l’internaute

Si je devais lui dire quelque chose
Ça serais, Papa reste encore un peu
Papa tu vas me manquer, tu me manque déjà.
Car l’homme qui est étendu dans ce lit,
n’est pas vraiment toi et je ne le reconnais pas.
Comment sera la vie sera sans toi?
tu ne me verras pas devenir celle que je veux devenir,
les choses que je vais accomplir resterons mes victoires,
que ne pourrais sans doute pas, partager avec toi.
Papa merci,
Pour toutes les choses que tu m’a appris,
tu n’ai peut être pas un homme très instruits,
mais tres cultiver.
J’ai appris a comprendre, tellement de choses,
en passant du temps avec toi.
Tu m’a fais comprendre, très rapidement,
qu’il ne fallait pas accorder sa confiance aux premiers venu.
J’ai compris comment aborder le Monde sans me faire mal,
car tu avais cerné ma plus grande crainte,
c’était de me faire mal en me heurtant aux autres.
J’ai sus très rapidement observer le Monde et me faire ma propre opinion.
Tu as sus me dire non, pour me protéger de moi et des autres.
Tu as fais de moi, une enfant gâté mais pas un poisson dégueulasse.
Tu as fais de moi une ados au caractère de merde,
caractère derrière lequel je préférais de cacher.
Et je suis devenu une jeune femme pas totalement endurcie mais,
ayant gardé son âme d’enfant et
ne se prenant pas au sérieux, mais surprenante.
Et tu as su me dire:
« si les autres ne t’accepte pas et ne t’aime pas comme tu es, c’est juste qu’ils ne sont pas assez bien pour etre tes amis. »
Merci pour l’unique gifle, que tu m’as mit, elle a recalibrée mes neurones,  un jour de surchauffe.
Pardon, papa
Je n’ai pas pu devenir, la fille que tu aurais voulu que je sois, mais tu m’as toujours dit « ne fait pas ce que tu n’as pas envie de faire »
A de multiple reprises, je t’ai déçu par mon attitude, car tu ne m’avais ni élevé, ni éduqué pour faire se genre de choses.
A une periode, il est vrai que j’ en ai fais qu’à ma tête,  ne t’écoutant pas et te créant bien des frayeurs.
Et enfin, pardon de ne t’avoir pas dis « je t’aime. » plus souvent.
Il y a plusieurs années,  nous sommes, rencontré trouvés,  apprivoisés et le courant et passé avec des hauts et des bas. Aujourd’hui c’est presque fini.
Tu me manques déjà. Je t’aime
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