Ann Marie Richards, la joyeuse Jamaïcaine aux 32 enfants [Good Vibes]

Ann Marie Richards et son mari sont deux personnes au grand coeur. Leur positivité est source d’énergie.

Enjoy ! 

 

Traduction de la vidéo

L’enfant Jamaïcain oublié est sans abri, non éduqué, exposé à la violence, et risque d’être victime d’un réseau de trafic d’enfants. Pour Ann Marie Richards, les enfants Jamaïcains sont ses enfants.

Voici son histoire.

« Il y a quelque chose que le monde ne sait pas à propos de la Jamaïque et de la Jamaïque.

On nous voit comme des personnes joyeuses, sans aucun problème, mais les jamaïcains savent comment cacher leur douleur.

Il y a des enfants dans la rue, il y a beaucoup d’adolescentes enceintes, il n’y a pas assez de nourriture, pas assez d’argent pour payer l’école, pas assez de parents modèles pour permettre aux enfants de grandir du mieux qu’ils peuvent. Quand je suis allée à May Pen, j’ai pris conscience qu’il y avait beaucoup d’enfants désespérément dans le besoin. Je me suis vue. Dans la rue. Et j’ai décidé, mon mari et moi, avons décidé de faire quelque chose. Mais pour faire « quelque chose » nous n’avions pas d’endroit, nous avons donc décidé de nous occuper d’eux, à la maison.

Je crois que nous avons élevé 32 enfants. Nous les avons envoyés à l’école, baignés, lavés, et nous les avons pris en main, nous avons pris soin d’eux.

Comment l’avons-nous fait ?

Nous t’abritons à la maison, sans aucune contre-partie. Nous n’avons pas besoin de savoir d’où tu viens, nous savons simplement que l’amour dans nos coeur.. est une raison d’aider un autre enfant.

Il y avait une jeune femme impliquée dans le trafic de drogue, elle avait été déportée des Etats-Unis, elle est arrivée à la maison enceinte, sans aucun endroit où aller. Je les ai pris en charge. Aujourd’hui, cette jeune femme travaille avec le gouvernement Jamaïcain en tant que phlébotomiste.

Son enfant vient juste de finir son lycée et d’être diplômé.

C’est puissant et aucune institution n’y est pour quelque chose. Ils sont venus à la maison.
Même si vous avez vous été abusé, sans domicile, si on a essayé de profiter de vous, vous pouvez être la personne que vous voulez. Et je le dis avec confiance !

Quand un jeune homme chaise roulante, ne pouvait pas lire, parce qu’il a abandonné l’école, maintenant, dirige mon bureau, car nous lui avons appris à lire… !

Je le fais parce qu’il y a un besoin.

Je le fais parce que je me vois en eux.

Je le fais parce que je sais que s’ils ont l’opportunité de briller, alors ils brilleront tels des diamants dans le ciel.

Je ne suis pas payée pour faire ça, je n’ai pas de compensation financière, mais quand je vois quelqu’un habillé, marcher dehors les épaules dressées, la tête haute, et viennent vers moi en me disant : « maman, devine quoi ?! J’ai un travail ! Tu sais quoi ? J’ai eu mon diplôme ! »

Toutes ces choses me rendent… WAHOU ! Je suis excitée ! Je suis nourrie de joie ! Je suis heureuse !

Je veux faire plus et je me dis : QUI est le suivant ?! »