Connaissez-vous le point du mari ? (Merci « amis » gynécologues)

Gold

« En 2014, dans notre belle France, dans nos belles salles d‘accouchement, avec notre beau matériel stérile, certains «beaux»  médecins (je dis bien certains, heureusement minoritaires) pratiquent un acte qui s‘appelle le point du mari.

Techniquement, il consiste, lors de la suture d‘un périnée déchiré, ou d‘une épisiotomie, à faire un dernier point supplémentaire pour resserer l‘entrée du vagin, et permettre, lors de l‘intromission de Monsieur, un plaisir accentué. Pour lui.

Il n‘y a qu‘à se promener sur internet pour constater toutes ces femmes qui témoignent de la douleur aux rapports depuis ce point du mari qu‘elles ont subi sans pouvoir s‘y opposer, par ignorance, par fatigue, parfois même par dévotion, pour le fameux mari, qui, au demeurant, n‘a probablement rien demandé au gynécologue. Mais si le gynécologue dit que c‘est bien, c‘est que ça doit être bien.

Mais ce qui se cache derrière cet acte s‘approche dangeureusement de ce qu‘on peut appeler une mutilation sexuelle. Non, non, ce n‘est pas simplement une réparation, puisque ce point vient en plus des autres qui étaient nécessaires. Il vient resserrer une entrée normale pour qu‘elle soit plus étroite.

Et tout ceci se fait dans l‘intérêt de l‘homme en oubliant la femme. Pire, en risquant de la condamner à une sexualité où le plaisir a laissé la place à la douleur. Elle porte un nom scientifique, cette douleur, la dyspareunie, mais, elle n‘en constitue pas moins un mal. Le mal d‘aimer.

Alors, comment peut-on, statut de médecin sur les épaules, une pince et un fil de suture dans les mains, installé entre les jambes d‘une femme vulnérable, se permettre de penser au plaisir sexuel masculin ultérieur, au risque de gâcher sa sexualité à elle ? » (lire article intégral)