« Ce n’est pas la fête à la couleur » – Antilles – Franchises de mode et absence d’individualité

J’ai compris la difficulté que les hommes ont à aborder les femmes, quand j’ai moi-même abordé la jeune fille ci-dessous : Déborah.

J’ai pris plusieurs photos d’elle (Merci à son ouverture d’esprit) et puis finalement, j’ai préféré vous montrer des extraits de son instagram, mon éclairage étant foireux.

Déborah est une jeune guyanaise qui a du style, et qui n’a cure du regard que les autres posent sur son style.

Elle est elle, fraîche, originale, et je l’encourage grandement à faire un blog, car elle a du style et une personnalité qui pourraient en inspirer d’autre et aider certains à assumer leur individualité.

Je l’ai abordée car elle était rayonnante, et s’est posée devant mes yeux pile au moment où je me disais : il n’y a rien de pire que l’absence d’individualité.

L’une des choses qui m’a le plus fait peur quand j’ai su qu’un de nos grands centres commerciaux aux Antilles s’agrandissait, était que j’avais peur de toutes ces franchises, de toutes ces marques qui vendent les mêmes vêtements pâles, pour des gens qui n’ont pas forcément de fesses à y glisser, des vêtements avec des motifs uniformes….

Bref, des copies de ce qu’on vend dans la dite « métropole ».

Avec l’arrivée des franchises et des grandes marques, l’attrait des gens pour les centres commerciaux, j’ai peur que nous assistions à une uniformisation pâle et sans rayonnement, de notre style.

Et pour contrecarrer ça ?

Beaucoup de vendeurs des centre-villes, qui proposent des vêtements bon marché, avec des tissus pas toujours terribles, fluos, cintrés…

Les antillais ont toujours eu du style (les guyanais aussi, of course), nous avons un goût prononcé pour les couleurs vives, les mélanges de ces couleurs, ce qui n’est pas forcément la grande tendance en France métropolitaine… Le côté « monochrome » (monotone ?), tons pastels…

Une amie m’a même dit : « ce n’est pas la fête à la couleur. »

Je souhaite que nous ne nous fondions pas dans la ronde des grandes marques, que ceux et celles qui ont de la créativité, aient le courage de proposer leurs idées, leurs tenues, leurs trouvailles, leurs personnalités, leurs couleurs.

Nous avons besoin de créateurs émergents, de donneurs de tendance, de blogueuse mettant en valeur les créateurs de chez nous… (merci à kreyol fashion addict !)

Bref, « Il est préférable d’échouer dans l’originalité, que de réussir dans l’imitation. »

Sinon pour l’instagram de la jeune femme : dborahzr !

Faites-lui un bisou de ma part !

Bisous à tous,

La Tchipie

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