De l’art de juger… « le pénis est-il un légume? »

Il y a quelques années, une première femme – que je croyais une amie – m’a dit :  » Je ne me laisse pas sauter par tout le monde. Comment vas-tu dire à ton futur mari tous les hommes que tu as eu? »

Je suis restée estébécouée.
Comment savait-elle que j’allais me marier ?

En cette belle année 2014, 2 ou 3 jours après le 1er, j’ai reçu un message facebook d’une seconde femme – que je croyais une amie -, portée disparue depuis deux ans, qui m’a écrit sans « bonjour » ni « bonne année :
« Je tiens à te dire que je t’ai jugé mais je n’ai jamais osé te l’écrire, je t’ai jugé pour ton comportement avec les hommes. Du fait que tu donnes ton corps sans amour. »

Encore un peu, j’ai cru qu’elle allait me parler tarification.

Je suis restée estébécouée.
Comment avait-elle pu se rappeler de mon pseudo facebook après tant d’années de silence ? Surtout pour me parler de quelque chose qui ne la concerne pas.

Plus sérieusement.
En grattant un peu, vous découvrez que la première s’est mariée avec un homme qu’elle a dépucelé, qu’elle ne supportait pas qu’un homme ait un passé, et qu’elle ne fait l’amour que dans le noir. Elle a peur de montrer son corps.
Je crois bien qu’elle n’a jamais vu « le loup » de son homme.

Quant à la deuxième, elle me sollicitait pour que je fasse des retraites spirituelles avec elle quand elle s’y inscrivait pour retrouver son chemin après qu’un homme l’ait -encore- quitté. Elle disait qu’elle sentait que j’en avais « besoin »… et me disait que le plus important pour elle était de suivre précieusement ce que la Bible/la religion disaient : pas de viande le vendredi. Cétait très important de respecter ça.

Je ne lui ai jamais demandé si le « pénis » était un légume pour elle, car, que je sache, les relations sexuelles sont prohibées avant le mariage, et depuis 7 ans qu’elle était avec celui qui ne deviendrait jamais son mari, elle s’était envoyée en l’air, dans tous les sens du terme.

Quant à la première – complexée de son corps et du passé que son ex aurait pu avoir – je n’ai qu’un soupir à proposer. Chacun est libre de faire ce qu’il veut – homme comme femme – j’accepte avec plaisir qu’un homme ait eu plusieurs conquêtes, j’espère qu’il en a tiré quelque chose de beau – et de bon, très bon (sourire de requin). Et qu’il aura le partager avec moi.

Je suis heureuse d’intéresser les gens, que ma vie sexuelle les titillent… mais bon. Eux ne m’intéressent pas. Pourrions-nous donc nous traiter avec égalité ? Ou indifférence? j’ai déjà commencé.

Quand quelqu’un vous juge, vous dit que vous ne faites pas de la bonne façon = de la façon dont eux ils voudraient que vous agissiez, interrogez-vous sur la partie cachée des choses. Sur leurs ombres, ce qu’ils cachent et qu’ils pratiquent.


Ce qu’ils pensent qui les tirent vers le bas, mais qu’ils font quand même.

Ceux qui vous dictent comment bien vivre votre vie, parfois ne savent même pas s’ils vivent bien la leur, alors…

Et puis passez à autre chose.
Ou écrivez.
Et passez à autre chose.

Des bisous,

La Tchipie