Carnet de bord d’une jeune femme entrepreneur antillaise – Part 5 – Entre la CAF comme unique option et me réaliser à travers ma créativité, j’ai choisi

Le blog a quelque chose d’extraordinaire : il permet d’être en contact avec des personnes que l’on n’aurait probablement pas croisées dans la vie de tous les jours. Je suis heureuse, car un matin, il n’y a pas si longtemps, je me suis retrouvée au téléphone avec une de mes followers. Nous avons discuté, échangé, de vive voix, et elle m’a appris qu’elle avait changé de voie professionnelle et qu’elle se préparait à ouvrir son entreprise.

J’admire les gens qui osent ! Alors, je lui ai proposé de tenir, de façon anonyme et sans détailler son activité, un carnet de bord, où elle raconte, elle se raconte, sa vie, en tant que future femme chef d’entreprise.

Mais au fait, qu’est-ce qu’être entrepreneur ? C’est d’abord être entrepreneur de sa vie ! Se battre, s’allier, construire, partager !

Nous avons pour l’instant 34 000 entreprises en Martinique !

Je croise les doigts pour que son rêve se réalise !

Allons sur les pas de cette jeune femme !

Voici la part. 5!

Enjoy !

Cette semaine a été plutôt difficile, c’est le premier coup dur depuis le début de mon aventure. Comme je vous le disais, pour mettre toutes les chances de mon côté, je participe actuellement à une formation en création d’entreprise. 

Pour ceux et celles qui sont dans ma situation et qui veulent se rassurer sur la création, il en existe de nombreuses et plusieurs par an. Elles peuvent être excellentes comme catastrophiques, mais elles ont toutes le mérite de faire prendre du recul.

Ce retour sur les bancs de l’école, m’ouvre les yeux sur tout plein de choses, et m’aide à appréhender le nouveau métier qui se profile devant moi.
Oui, un métier avec ses codes, ses astuces et aussi ses tracas.

Cette formation m’offre donc un fil conducteur à suivre pour organiser mon projet, le mettre en place, vérifier sa viabilité par une étude de marché, faire une analyse marketing etc… etc…

Mais la vie d’entrepreneure en devenir n’est pas qu’un rêve éveillé, on est gagné par l’euphorie d’accomplir quelque chose par soi-même, gagné un peu plus chaque jour en estime de soi mais on a aussi droit au « ralage de pied » par des proches et amis bien intentionnés qui vous veulent du bien en vous disant « Mais non, ne fait pas ça, c’est la crise », « Mais non fait des bébés plutôt comme ça tu toucheras la CAF » (OUI, j’y ai eu droit).

J’ai réussi à ne les entendre que d’une oreille. Mais quand un professeur censé vous donner des conseils, vous parlent comme si votre projet ne valait rien sans vous donner une raison valable, alors là vous vous sentez vraiment mal.

Je parle d’une fraction de seconde où j’ai failli tout lâcher à cause d’une indifférence mal placée, d’une parole prise trop à cœur. Je m’en suis remise car c’est mon tempérament, que je crois en moi et que surtout seuls les chiffres me prouveront que mon projet n’est pas viable, personne d’autre.

Il y’aura de bons moments mais aussi des mauvais.

Vous aurez du soutien mais aussi des détracteurs, pour ma part j’ai fait le choix de n’entendre que ce que j’avais envie d’entendre mais d’être vigilante face aux résultats de mon étude de marché car elle sera déterminante.

Sur ce à bientôt pour une nouvelle page de ma vie..

“Me rappeler que je vais mourir bientôt est l’outil le plus important que j’ai eu à ma disposition pour faire les choix les plus importants de ma vie. Parce qu’en effet, presque tout le reste – toutes les attentes des autres à votre égard, votre fierté, votre peur pour la honte et l’échec – tout ceci s’écroule devant la mort, laissant place aux seules choses qui valent la peine. Vous rappeler que vous allez mourir est le meilleur outil que je connaisse pour éviter de vous prendre au piège par la pensée que vous avez quelque chose à perdre. Vous êtes déjà nu. Il n’y a plus de raison à ne pas suivre votre cœur…Continuez d’être assoiffé, continuez d’être fou” (Steve Jobs) »