« Neg pa ka dirijé neg » ou le plafond de verre racial dans nos sociétés post-coloniales.

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Mais par quel bout commencer ?
Comment lutter contre les représentations empoisonnées qui infectent nos esprits et nos sociétés Antillo-guyanaises?

J’ai trouvé l’extrait ci-dessous très pertinent. J’aimerais que vous me donniez votre avis sur les solutions à apporter.

« Le « nèg pé pa dirijé nèg » (le nègre ne peut pas diriger le nègre) et autres expressions stigmatisant lesdits Noirs, au travail ou en groupe, sont aussi, il faut le dire, des paravents derrière lesquels se cachent tous les dirigeants des groupes dits noir ou blanc qui sont incapables d’opérer leur propre remise en question, de s’interroger sur les pratiques de manager, d’intégrer qu’il y a une histoire qui mérite d’être regardée en face et d’être affrontée en dépit de sa violence et de la douleur que sa prise en compte peut engendrer.

C’est aussi une formule qui permet à beaucoup de faire l’économie d’une réflexion réelle et sérieuse de certaines de leurs pratiques lorsque survient une difficulté.

L’image dudit Blanc qui réussit « toujours » et dudit Noir qui échoue « toujours » est présente en PERMANENCE dans les relations de travail en Guadeloupe car, comme le souligne Witthaker, « l’image du blanc est constamment « blanchie » et l’image du noir « noircie »… aujourd’hui le phénomène fonctionne à un niveau symbolique et psychologique. «

(Extrait du livre Société post-esclavagiste et management endogène : le cas de la Guadeloupe)

J’ai aimé ce que j’ai lu !

Je me demande s’il ne serait pas nécessaire et/ou important, d’introduire obligatoirement des notions de « management culturel » ou des modules de « représentations symboliques du chef d’entreprise Noir et comment diriger en prenant en compte celles-ci » dans les formations effectuées aux Antilles-Guyane (rêvons déjà à échelle locale).

N’en parlons même pas si c’est une femme Noire qui dirige le groupe…

Savoir ce qu’on renvoie à l’autre est important. Surtout quand cet « autre » est notre semblable et qu’on sera amené à travailler avec lui.

Comment lutter contre les représentations empoisonnées qui infectent nos esprits et nos sociétés Antillo-guyanaises?


Par quel bout commencer ?

La Tchipie