« Il était une fois une jeune martiniquaise qui refusait d’avoir comme enseignante une jeune femme car elle était haïtienne »

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Une des internautes m’a écrit, et m’a raconté l’histoire suivante :

Une jeune martiniquaise devait prendre des cours de soutien scolaire, en mathématiques. Sa famille lui trouva donc un professeur privé.
Quand la jeune martiniquaise appris que son enseignant était une jeune femme haïtienne, prise de dégoût, elle refusa de poursuivre les cours avec elle.

Le 12 janvier 2010, Haïti était secoué par le plus violent séisme que le pays ait connu en deux siècles.
Plus de 220 000 personnes sont mortes. Soit, près de la moitié de la population martiniquaise.

J’ai appris cette nouvelle comme tout le monde : en regardant la télé.
La personne qui était à côté de moi, une martiniquaise m’a dit, avec une petite moue :

« Enfin, il faut bien que ça arrive. Il y a quand même trop de personnes sur terre. »

Aurait-elle dit la même chose si la Martinique avait subi ce séisme et avait perdu la moitié de sa population ?

Quant à la jeune femme martiniquaise, qui refuse d’avoir un enseignement de la part de la jeune femme haïtienne, que lui disent ses parents par rapport à Haïti ? Par rapport au monde, en général ?

Nous accusons parfois les autres de racisme.
Mais quel racisme portons-nous en nous ?
Nos propres limites, stupidité, et ignorance, ne sont-elles pas celles portées aussi par l’autre qui ne nous aime pas ?

Pour comprendre l’autre, je dois me comprendre moi-même.
Pour comprendre les limites de l’autre, je dois reconnaître les miennes.
Avant de me crier victime d’un autre, je me dois de voir si je ne pense pas et n’agis pas en bourreau pour d’autres.

« L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde. » Nelson Mandela

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