Béni soit l’ennemi

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Béni soit l’ennemi,

Celui qui nous apprend à remettre notre vie en question,
A vivre différemment,
A connaître notre potentiel,
Notre capacité à vivre, créer de nouvelles choses,
Aller là où nous ne pensions jamais aller.

Béni soit l’ennemi,
Ses ricanements et son mépris,
Bénis soit l’écho déformé qu’il a de nous,
de nos actions
de nos choix,

Béni soit notre capacité à agir en conséquences,
A frapper fort,
A changer,
A construire,
A ouvrir des portes,
Sans même quil ne s’en rende compte.

Béni soit l’ennemi, sa jalousie et les bruits qu’il fait courir à notre sujet,
On cherche à tuer les rois et les reines,
Avec les armes ou la langue,
Et si aujourd’hui je suis à abattre,
C’est que ce quelque chose de beau, de grand, de vibrant en moi
Est quelque chose d’évident pour lui.
Et là où d’autres mettent de l’amour,
Celui-ci y met son fiel.
Qu’importe.

Merci à lui de me faire me souvenir qu’il le fait car il sent en moi ce  » quelque chose de beau, de grand, de vibrant »Et qu’il ne pourra jamais faire sans parler de moi ou être contre moi.

Béni soit l’ennemi,
Celui qui pense nous voler une vie, un amour, un travail.
Qu’il en fasse bon usage.
S’il y arrive,
Si la vie, dans sa pleine puissance, lui en laisse le droit.
Sans perte, ni tracas.

Béni soit l’ennemi,
Celui qui permet d’affuter sa lame,
Sa langue,
Et son âme.

Celui qui apprend que nous devons faire confiance à notre instinct.
Celui qui nous apprend à frapper plus vite et plus fort.
Celui qui nous apprend que la mort d’une situation
Est souvent la promesse d’une (re) naissanceBien plus belle.

Béni soit l’ennemi
Et ses victoires éphémères
Sur une vie qui ne trie personne,
Ni dans un sens
Ni dans l’autre.

La Tchipie