« J’ai appris à extérioriser mes sentiments »

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Fin d'année 2014, les lectrices jouent le jeu 
et répondent à la question posée sur facebook : 
"Ai-je été la meilleur femme pour moi cette année ?"
Examen de vie, riche en émotion.
LOVE.
-La Tchipie

Lectrice #2 : Ai-je été la meilleure femme que je puisse être pour moi ?

Hello Tchipie,

Je souhaiterais participer à ton sujet… A ma grande surprise, ca m’a beaucoup aidée à me rendre compte de certains aspects de ma vie…

Bonne lecture.

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Ai-je été la meilleure femme que je puisse être pour moi ?

J’avoue que jusqu’à ce que je vois ton sujet, je ne m’étais jamais posé la question… Je vois ton sujet, en m’engueulant avec mon nouveau copain, en écoutant une chanson qui me résume (Lynnsha – Si seulement) et je vois cette année 2014 défilée… Putain qu’est-ce que j’en ai bavé !

Reprenons donc le début de mon année 2014… Pour la comprendre, il faut que je te raconte mon début d’année 2013…, Dans une relation avec un homme non disponible depuis 5 ans, j’apprends par hasard en fouillant dans son facebook, que sa famille va s’agrandir… Moi qui espérais l’avoir pour moi un jour… Heureusement j’ai eu la préséance d’esprit de ne pas abandonner mes études pour lui. En 1ère année de master, le choc est terrible… Je ne veux plus le voir… A 8000 kms, il m’appelle me supplie de continuer, je l’aime, j’accepte… Retour au pays pour les vacances, je l’aime toujours mais j’ai envie de plus, avoir quelqu’un à moi… Fin des vacances, début de 2ème année de master…

2014, commence… Il est toujours là… Mon année se passe bien, professionnellement parlant, mais je m’ennuie un peu, j’ai envie de rentrer chez moi… Pourtant, il apparait que je suis bonne dans mon travail, au point que mon employeur me propose un CDI alors que jusqu’à maintenant j’étais en alternance… Je refuse, j’ai envie d’autres choses, un projet d’entreprise par exemple ?! Pourquoi pas, je lance l’étude du marché, qui cartonne mais pas d’argent… projet trop farfelu pour que les banques suivent. Et mes amours dans tout ça ?! J’ai toujours un gars non disponible à qui j’ai donné un ultimatum, tu sais ce qu’il m’a répondu « Mais arrêtes, tu ne le feras pas. C’est encore des paroles en l’air ». Evidemment, après 6 ans de relation à 3, les mots non plus la même importance… Mais, je ne veux plus, l’idée d’arrêter s’installe de plus en plus, mais je n’ai pas encore la force. J’attends, je fais mon chemin…

J’apprends qu’une amie d’enfance, a voulu se donner la mort… La raison ? Elle était battue par son copain… Je ne comprends pas comment elle a pu se mettre dans cette situation, je ne prends pas
contacte avec elle car ça fait plusieurs mois que l’on ne s’est pas parlé et je me dis que ça fait « macrelle » mais je prends de ses nouvelles à distance, dans l’ombre. Abasourdie, toujours.

Vacances 2014, je reviens, il m’ignore presque totalement. Alors, je décide de sortir… J’appelle ça « ma ligne droite du 15 aout »… 1er jour de sortie, je sors d’une soirée pourrie à 5h du mat, je rencontre mon nouveau copain, à notre rencontre je suis officiellement prise mais dans ma tête, je ne le suis plus. Ce qui m’a plus chez lui ? Bonne question, peut-être est-ce parce que quand je lui ai dit que je ne buvais que du champagne, il m’a simplement répondu « OK, ben suis moi, on va acheter une bouteille ». Grand, musclé, tatoué (un peu trop d’ailleurs), il s’intéresse à moi, il est seul SURTOUT… Très vite, j’ai des surnoms, je suis sous le charme… L’autre ?! Il est toujours là… Il comprend que j’ai trouvé quelqu’un d’autre, on se laisse, il me dit presque que je suis devenue « une fille facile » parce qu’il a marché (comme on dit chez nous) pour m’avoir alors que le nouveau m’a eu « comme ça »…

Mais je m’en fous, j’apprécie mon nouveau copain… Attentionné, disponible mais un peu trop pressé à mon gout… 2 semaines de relation, on s’est engueulé à plusieurs reprises, non pas que l’on ne s’apprécie pas (on ne peut pas parler d’amour au bout de quelques semaines) mais nous avons deux caractères de merde…. Alors on essaye de composer avec d’un commun accord.

Fin des vacances, je n’ai pas terminé mes examens pour mon master, alors retour en Métropole, 1

mois et demi. Il parait que je lui manque… Moi aussi, il me manque. Mais il y a quelque chose qui ne va pas… Je me demande si la transition entre les deux n’a pas été trop vite.

J’ai mon master… Je rentre définitivement… Galère du déménagement… Joie des retrouvailles, j’ai droit à une chambre d’hôtel, des roses, un champagne, comme dans les contes de fées… Une attention qui me touche, dont j’étais en manque depuis trop longtemps. Je suis toujours blessée, par mes amours antérieurs. Mes ami(e)s ? L’homme que je considère comme mon frère est devenu père, je le vois moins… Les femmes sont presque toutes mères, je suis la seule à ne pas l’être dans mon entourage … Pourtant, j’ai 23 ans, je suis normale me semble-t-il ?! J’ai commencé à travailler en novembre, je suis bien payée pour mon âge et mon expérience. J’ai pu remarquer que le fait de « réussir » ou du moins ne pas avoir trop de difficultés dans sa vie, font que vos proches s’éloignent…

A qui la faute ? Je ne sais pas… Je me pose encore la question… Je ne suis pourtant pas triste mais je ne suis pas tout à fait combler… Je réussi à perdre une partie de mes 7kg pris durant mes 2 ans de master (trop contente) mais mon nouveau copain n’aime pas du tout… Ça m’embête un peu quand même, à ce jour, je suis bien comme je suis soit avec 4 kg en moins, mais ça me perturbe toujours.

Entre temps je revois mon ex… La plus belle phrase qu’il m’ait dit durant la demi-heure que nous avons passé ensemble : « Tu es une bonne femme, c’est moi qui n’était pas bon. L’homme qui t’aura, aura de la chance, s’il le comprend ». Cette phrase sera gravée dans mon cœur à jamais…

Bilan de mon année : En fait, j’y pense que depuis que j’ai commencé à t’écrire… Ça fait du bien. J’ai eu mon master, j’ai réussi à me sortir d’un plan à 3 qui a trop long duré, je me dis que mes relations amicales – et amoureuses aussi pendant que l’on y est – sont biens compliquées. Plus compliquées que ce que je ne le souhaite.

Alors, ai-je été la meilleure femme que je puisse être pour moi ? Je pense que oui, ne serait que professionnellement. Certaines de mes blessures que je garde sous silence sont encore vives et m’empêchent d’être totalement épanouie, pourtant il parait que je ne suis pas à plaindre à vue d’œil… Donc je dirais que j’ai appris à être encore plus persévérante que jamais, à donner le meilleur de moi-même pour atteindre mes objectifs et (je viens de m’en apercevoir) : extérioriser ses sentiments même difficile à dire.

En espérant être lue… Je souhaite à tous tes bloggeurs ainsi qu’à toi, qu’ils aient une meilleure année 2015 que les précédentes.