Ecrit 6 : Ai-je été la meilleure femme pour moi cette année ?

vanounou

vanounouEcrit 6 : Ai-je été la meilleure femme pour moi cette année ?

Bonsoir La Tchipie,

Merci pour ce blog et merci de nous permettre de nous exprimer sans être jugée ou moquée.

« Ai-je été la meilleure femme pour moi cette année ? »
Sache que cette question ne m’a pas laissé indifférente. Je ne m’étais jamais posée cette question auparavant. Mais j’ai décidé de sauter le pas, en posant sur papier mon bilan de cette année 2014, assez riche sur le plan émotionnel.

J’ai été une femme…

Active, investie aussi bien dans ses études que ses expériences professionnelles en entreprise. J’ai été une femme qui va au bout de ses objectifs malgré les tentations d’abandon. J’ai été la femme que je voulais être qui a travaillé pendant des heures sur un travail universitaire jusqu’à négliger ses envies personnelles (sorties en soirée, dîner en famille, rendez-vous avec le doudou etc.). Je suis contente aujourd’hui parce que ma motivation m’a permis d’obtenir une excellente mention pour mon travail universitaire et d’être jeune diplômée.

Mais la femme que j’ai été durant cette année c’est-à-dire réservée, peu sûre d’elle, qui manque de force de proposition, m’a laissé un goût amer. Évoluant dans le domaine du Management, je me dois (et j’ai surtout envie) d’être une femme confiante, qui a du charisme, et qui ne s’efface pas face aux propos de ses collègues ou de sa hiérarchie.

Puis j’ai été une femme…

Enfant, dans tous les sens du terme, malgré la vingtaine passée. Une enfant qui préfère se murer dans le silence plutôt que d’exprimer ses ressentis et émotions auprès de ses parents. Chez moi, on ne parle pas de ce qui fâche, ce qui tiraille, ce qui dérange au sein de la famille. Or le problème c’est que j’ai besoin de leur dire actuellement ce qui me gêne dans leurs réflexions et habitudes (ne jamais dire de mots doux, toujours relever le négatif, manie de dire « il faut que tu fasses comme ça »…). Je ne comprendrai jamais pourquoi c’est à l’enfant de se remettre en question, et non à l’adulte. Et pourquoi l’enfant ne peut pas critiquer ce qu’il y a de critiquable chez ses parents ? J’aurais tellement aimé que chez moi le rapport parent/enfant laisse place à un dialogue entre deux êtres égaux, où chacun prend en compte l’avis de l’autre et où chacun se remet en question pour le bien-être de l’autre et le bien-être collectif au sein de la famille.

Et enfin j’ai été une femme…

Exigeante, pas assez mature, dans mes relations avec les hommes. Toujours entrain de chercher la petite bête, chercher à avoir raison, à faire la morale aux autres alors que je suis loin d’être irréprochable. Cette femme que je suis a cette manie de rechercher ce qui ne va pas au lieu de contempler ce qui est positif. Je suis sortie avec un homme pendant six mois, un homme qui ne me ressemble pas du tout : optimiste, instinctif, qui vit au jour le jour, dynamique, sans tabous.. Ce fut une expérience aussi merveilleuse que blessante (parce qu’elle a prit fin). Il m’a fait prendre conscience que je peux être une femme qui écoute son cœur et son corps, qui assume ses désirs sexuels, une femme qui vit l’instant présent, une femme qui se remet en question. Je ne me suis pas reconnue le temps de cette relation, j’ai découvert une autre partie de moi que je veux pleinement revoir en 2015.

Non je n’ai pas été la meilleure femme pour moi en 2014.

Je ferai en sorte que la confiance en soi, le lâcher prise en amour, et le dialogue en famille soient mes devises en 2015 afin que je puisse devenir la femme que j’ai toujours voulu être.