Et dans ce chaos vaginal, on me demande conseil

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Depuis que ce blog a été crée, j’ai reçu à plusieurs reprises des questions concernant des situations de vie, à mon sens, compliquées.
En tout cas, compliquées pour moi.

Hier soir, rebelote, je reçois le mail d’une jeune femme me disant qu’elle est tombée enceinte de son ancien compagnon, que celui-ci avait également mis une autre femme enceinte lors d’une de leur séparation (visiblement, courte), et qu’elle ne sait pas si elle peut le reconquérir.

Quelques mois auparavant, j’avais eu un échange similaire avec un homme qui m’expliquait qu’il était en colère car il avait mis deux femmes enceintes « en même temps », que l’une d’entre elles avait été prise contre un mur, tandis que l’autre lui avait promis qu’elle prenait la pilule.

Une autre fois, que dis-je, plusieurs fois, j’ai reçu toutes ces histoires de femmes, maîtresses d’un homme marié, avec un enfant qui parfois, n’est pas celui de l’homme en question, se demandant si elles doivent rester avec lui ou pas.

Et dans ce chaos vaginal, on vient me demander conseil.

Non, je n’ai pas de conseil à donner. Je ne sais pas si vous devez reconquérir A ou B, ou chercher un autre père à votre enfant.
Non, je ne sais pas si vous devez quitter C ou D pour être plus le père de l »un que de l’autre.

Non, vraiment, je ne sais pas.

Ce qui me surprend, c’est qu’au delà de la souffrance réelle de toutes ces personnes, c’est que la question de « l’enfant » est très peu soulevée lors des échanges. Je ne lis pas « Je souhaite faire ce qu’il y a de mieux pour mon enfant », « mon enfant souffre de ça », « mon enfant souffre de me voir souffrir », « mon enfant est de plus en plus perturbé à l’école, on m’a convoquée 3 fois ».

Non, bien au contraire, on dirait parfois, que cet enfant, est un caillou dans la chaussure sur le chemin de la félicité conjugale.

Peut-être que j’interprète mal. Mais peut-être que j’ai raison.

Une histoire de cul, ou de coeur peut être passagère.
Nous avons tous déjà fait souffrir quelqu’un. Ils guérissent tous, rassurez-vous. Et s’ils ne guérissent pas, c’est que quelque chose d’autre que nous est en jeu. Et réciproquement.

Mais un enfant, la chair de votre chair… Quelle place lui donnez-vous dans ce lot de souffrance ?

Il existe des psychologues de la famille, des avocats également pour certaines questions légales (notamment, « demander une pension alimentaire, est-ce réellement à mon avantage ? » etc…)

Personne ne connaît mieux que vous votre situation.
Parlez à des gens « experts » dans les domaines qui vous préoccupent.

Si vous sentez même que dans tout ce pèle-mêle de souffrance, vous devez aller voir un psychiatre, allez-y. Personne n’a besoin de savoir quelles démarches vous avez décidé de faire pour vous et votre bien être.

Et si, après le premier psy, le premier avocat, la première sage-femme, que sais-je, ça ne convient pas, n’oubliez pas que parfois, il faut agir comme quand on essaye une paire de chaussures… Ou qu’on cherche un époux :

En essayer plusieurs. Ca ne tue personne.

Sur ce…

Bon week end,
La Tchipie