Ce moment où, alors qu’il n’y a personne, tu croises dans un couloir un Américain qui parle fort.

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Ce moment où, alors qu’il n’y a personne, tu croises dans un couloir un Américain qui parle fort,
que tu penses le reconnaître et que tu l’appelles « Edouard » en sautillant dans les couloirs et en le regardant, telle une princesse, du haut de ton escalier au moment où tu declames son nom.
Oui, parce que tu attends un « Edouard » depuis deux semaines.
Que ton « Edouard » fronce les sourcils en te serrant la main et en te demandant de te présenter,
Qu’il te fait répéter ton prénom trois fois,
En te disant qu’il a enregistré…
Qu’il te dit qu’il est heureux de faire ta connaissance et blablabla,
Qu’il te donne son prénom « Eric »,
Sans préciser son nom…
Et qu’il continue à blaguer chaleureusement avec toi,

Qu’il te dit qu’il se souviendra de toi, et qu’il repassera te faire signe si possible,
Qu’il se met à nouveau à courir dans les escaliers.

Que tu sens que l’Univers est encore en train de te faire une blague de merde.
Que ton intuition te dit que tu as dû te tromper monumentalement de cible..

Et que tu découvres, en discutant avec une petite dame que ce monsieur n’a dit à personne qu’il serait en France,
Et que, si tu as un message à faire passer, c’est maintenant.

Que tu demandes naïvement « Pourquoi ? »

Et qu’ on t’apprend que cette personne, qui ne s’est volontairement pas présentée complètement, n’est « qu’un puissant parmi les puissants »,

« juste » l’un des influents vice président d’une entreprise de 200 000 personnes.

‪#‎Respire‬
Ce moment où tu t’excuses en lui envoyant par mail de la « Caribbean Happiness from Martinique » en lui transmettant cette petite musique de Malavoi, jou ouvè.

Quitte à être grillée, autant que ça soit dans la joie et le bienveillance.

Bonne journée à tous ceux que l’Univers emmerde.

Et n’oubliez pas, soyez plus forts que « ça ».

LT